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Arnex: le cirque qui dérange

L’affaire a déjà fait grand bruit dans la presse régionale et pourtant c’est toujours le statu quo. L’Ecole de cirque du Talent à Arnex est censée fermer les portes de ses locaux sis dans la zone artisanale.
C’est le cœur gros et la voix tremblante d’émotion que Steven Carroli et Leticia Carroli-Schwyn disent leur incompréhension face aux mesures prises par la municipalité. Tout avait pourtant bien commencé lorsqu’au printemps ils ouvraient les portes de leur halle à une soixantaine de jeunes élèves pour leur apprendre les arts du cirque. Parents et enfants étaient ravis de trouver ici une aussi belle activité. Pourtant les autorités ne le voient pas de cet œil. Selon elles, l’école de cirque n’est pas une activité artisanale, elle n’a donc pas sa place dans cette zone.

Il est également reproché au jeune couple de ne pas atteindre un niveau suffisant de sécurité que ce soit au niveau du trafic des véhicules sur le chemin sans-issue ou sur le parking, ainsi que sur les installations aériennes telles que les trapèzes. On redoute aussi des nuisances causées par la musique. Autrement dit on ne veut pas d’eux dans le village. «Ce n’est pas faute de les avoir avertis de notre arrivée et de la nature de notre activité» commente Leticia Carroli-Schwyn. La missive ne leur a pourtant été transmise que deux mois après le début des cours.
Bien qu’il semble difficile de trouver un texte de loi qui justifie une telle décision. Il leur a fallu faire recours et porter l’affaire devant le Tribunal Cantonal Administratif.
Ces deux passionnés ont longtemps sillonné les chapiteaux du monde en tant qu’artistes ou techniciens. Car dans le cirque, il faut être polyvalent. Mais pas question de faire l’impasse sur la sécurité. «On ne peut pas se permettre d’être dans l’à peu près quand il s’agit de la sécurité des enfants que l’on nous confie.» Assure Leticia Carroli-Schwyn, maman d’une petite fille de deux ans. Comment peut-on alors mettre en doute le sérieux et les compétences de ces deux professionnels qui ont mis toutes leurs économies et leurs tripes dans ce projet!
Soutenus par les parents d’élèves et par un grand nombre d’Arnésiens, les Circassiens espèrent un revirement de situation. Afin de pouvoir continuer à faire briller les yeux des enfants du coin.

Le Choeur d’Hommes d’Arnex, sous la Le Choeur d’Hommes d’Arnex, sous la Le Choeur d’Hommes d’Arnex, sous la direction de Christelle Muth

Superbe 80e Giron Choral

C’est sous le thème «Générations… en chantée» que le 80e Giron Choral de la plaine de l’Orbe s’est déroulé samedi à Ballaigues. On aurait pu imaginer que le soleil ne fasse pas grève ce jour-là. Mais la bonne humeur et l’application des choristes n’avaient visiblement pas besoin de lui pour régner en maître sur cette journée qui fut longue et riche en émotions.

La matinée a permis aux 11 formations de la région qui avaient fait le déplacement de répéter une dernière fois et de se faire déjà entendre des amateurs aux quatre coins du village, ainsi qu’au centre villageois, cœur de la manifestation. Après une pause méritée, l’après-midi était consacré, comme le veut la tradition, au concert public. Chaque chœur a présenté deux morceaux, entrecoupés par des présentations amusantes et souvent taquines de Luc Leresche. Le programme musical a été très varié, allant de chansons d’Émile Gardaz à des mélodies anonymes du 17e siècle, en passant par des gospels ou une incursion dans le monde des comédies musicales. Sérieux sur nombre de points et sur le «la» initial, le juge pianotait sans musique sur son ordinateur en plein centre de la salle, dans laquelle plus aucune place n’était disponible.

Splendides choeurs d’ensemble

C’est sous la direction de Massimo Graa que vers 16 h .ont eu lieu les choeurs d’ensemble. Ces derniers pour choeurs mixtes, puis pour chœurs d’hommes, rejoints pour l’occasion par des enfants des classes de Ballaigues, ont été justement acclamés par le public, dont les cris et applaudissements ont retenti loin à la ronde. Avant le traditionnel banquet du soir précédé de la partie officielle, les ensembles ont encore donné de la voix dans un 5 à 7 qui aura mêlé généreusement musique, convivialité et verrées. Aussi bien pour les organisateurs locaux que pour le comité d’organisation présidé par René Lambercy, la tâche a été bien menée et la fête a été belle. Tout juste persiste-t-il dans l’esprit du président ce souci de «voir les chœurs avoir une fâcheuse tendance à prendre de l’âge, faute de relève suffisante».

On ne peut qu’espérer que la perpétuation des girons choraux saura convaincre des jeunes de rejoindre l’une ou l’autre des formations présentes à Ballaigues.

La laiterie d’Arnex.

Arnex : la fin d’une belle épopée

Au cours de ces derniers mois, des transactions ont eu lieu à propos des livraisons de lait à la suite de la prochaine fermeture de la laiterie d’Arnex. Les agriculteurs d’Agiez, Bofflens et Pompaples ainsi que les Arnésiens livraient leur marchandise à Edy Neuhaus dont le commerce cessera après 43 ans de bons et loyaux services. Les locaux étant devenus inadéquats, les producteurs ont sérieusement étudié la possibilité de construire une nouvelle fromagerie, mais ils ont finalement renoncé à leur projet devant l’ampleur des frais.

C’est la raison pour laquelle il a fallu trouver de nouvelles solutions. Ainsi, à partir du 1er janvier prochain, le lait d’Arnex et Bofflens sera exploité par la laiterie de Lignerolle, tandis que celui d’Agiez et Pompaples ira à Ballaigues. A dire vrai, le statut de la laiterie d’Arnex était un peu particulier, puisqu’il dépendait des agriculteurs du lieu, alors que ceux de l’extérieur avaient négocié leur apport directement avec le laitier lui-même. Bofflens fut le premier à mettre un terme à son local de coulage, il y a 17 ans, et a été suivi ensuite par Agiez et Pompaples.

Un apport de 96 tonnes de gruyère

Steve Berger, patron de la laiterie de Lignerolle, se réjouit de cette solution. «Cela nous permet de consolider l’avenir de notre entreprise même si cela occasionne quelques aménagements. A titre d’exemple, nous irons récolter le précieux liquide par camion, deux fois par jour. Nous allons au-devant d’une augmentation de production de 96 000 kilos de gruyère pour un total à l’avenir de 222 tonnes, l’an.

Ce nouveau défi nous a obligés également à revoir un peu notre stratégie. Nous allons construire une nouvelle cave à Lignerolle, où nous pourrons entreposer 2700 meules qui seront frottées par un robot, ce qui facilitera notre travail. En outre, notre laiterie subira quelques rénovations afin de faire face à ce supplément de production ce qui nous permettra d’œuvrer dans un certain confort. Durant cette période de travaux (3 mois environ dès avril 2015), nous produirons à la laiterie de Vuarrens qui nous accueillera pour quelque temps».

Selon des accords avec l’interprofession, le gruyère de Lignerolle est vendu à un marchand agréé, Margot à Yverdon en l’occurrence, et il est bien difficile de savoir où il est écoulé par la suite. En tous les cas, cette nouvelle redistribution des cartes permet à nos producteurs et à nos laiteries régionales d’aborder l’avenir avec sérénité.

Le Rimini night n’ouvrira jamais.

Arnex: fin de saga pour la disco

L’évacuation de la discothèque d’Arnex, ordonnée par le Tribunal des baux, a eu lieu le mercredi 13 novembre.

C’est dans le noir que la Municipalité, le juge, les gendarmes et le représentant du propriétaire ont constaté que les lieux avaient été entièrement vidés par le locataire et qu’il avait eu la bonne idée de couper l’électricité. Ce qui a eu pour conséquence d’amener de l’eau dans les sous-sols, car la pompe ne marchait plus.

Petit retour en arrière : la discothèque, connue sous le nom «Le Cash-Box» à son origine en 1976, puis «L’Arthur’s», ou encore «Le Why Not» (un nom qui est resté), ensuite «K-Ré Blanc» et «Euphoria» aurait dû s’appeler finalement «Rimini Night». Mais qu’importe le changement de nom, les Arnésiens ne l’ont jamais appréciée. Les nuisances engendrées : circulation, bruits, stationnement sauvage ont généré un nombre de plaintes ininterrompu.

Facture de Fr. 500’000.- envoyée à la Municipalité

Le nouvel exploitant, un Suisse résidant au Maroc, avait payé d’avance 2 ans de loyer au propriétaire et a cru pouvoir faire ce qu’il voulait des locaux. Il a donc entrepris de grandes rénovations, sans se soucier de mettre à l’enquête; le permis d’exploiter lui a donc été refusé. La Municipalité souhaitait une nouvelle affectation pour ce bâtiment et une grande majorité des habitants s’est opposée au moyen d’une pétition à la réouverture d’une boîte de nuit au centre de leur village.
Une bataille judiciaire s’est donc engagée, et le dernier recours du locataire au Tribunal fédéral a donné raison à la Municipalité fin 2012. Un nouvelle action judiciaire s’est alors engagée entre le propriétaire et le locataire pour faire évacuer les lieux. Le locataire a envoyé la facture des travaux à la Municipalité ! et est venu au dernier moment retirer tout ce qui pouvait avoir encore de la valeur.

Cette page enfin tournée, l’exécutif d’Arnex souhaite élaborer un nouveau PA (Plan d’affectation) et aimerait plutôt des logements dans ce bâtiment.

Lente montée mouillée vers les fromages

Balade gourmande bien arrosée!

Ce dimanche de mi-septembre, la pluie était annoncée et il y eut, en effet, de belles averses tout au long des 4 km du parcours sillonnant le vignoble des Côtes de l’Orbe. La veille, les organisateurs avaient dû modifier le tracé, afin d’éviter les passages trop boueux.

Mais ces conditions relativement défavorables n’ont en rien retenu les participants. Cirés, bottes et chapeaux étaient de mise, le tout dans une ambiance gaie et bon enfant. Les promeneurs, souvent des habitués, étaient venus nombreux de partout à la ronde. Le quota maximum de 700 ayant été atteint, plus de 100 inscriptions tardives ne purent être honorées. Cette limitation garantit la qualité ainsi que la quantité des mets proposés. Si le coeur vous en dit de participer, sachez donc qu’il est impératif de réserver dans les délais!

Vins fins et mets du terroir

Cette balade est organisée par les vignerons d’Arnex qui offrent leurs crus à déguster, alors que les divers partenaires locaux concoctent la partie subsistance. C’est ainsi que depuis la cave au village aux stands éparpillés dans les coteaux vallonnés, six arrêts gustatifs sont proposés aux papilles. Taillés de l’apéro, filets de perche sur salade, papet revisité, jus de fruits et fromages variés, le tout, évidemment, accompagné des meilleurs vins locaux.

Touche, presque finale, la case dessert où de délicates mignardises nous attendent. On ne peut se servir qu’une seule fois, dommage! Puis, retour à la grande salle pour le café qui clôt le menu. N’hésitez pas à l’accompagner d’une eau-de-vie de mirabelle ou de coing, c’est divin!

Surprises musicales

Il y en a vraiment pour tous les sens à Arnex! A l’apéro, un piano apportait une touche jazzy inattendue! Puis, au détour d’un coteau, 4 cors des Alpes majesteux, prodiguaient une dimension supplémentaires au vacherin! Finalement, l’orchestre bavarois à l’arrivée a su faire danser tout un chacun en faisant fi des grosses chaussures! La balade gourmande, une organisation qui roule par tous les temps!

Anna Rodrigues, responsable du magasin et de l’agence postale.

Arnex retrouve sa Poste et l’odeur du pain frais

Anna Rodrigues, responsable du magasin et de l’agence postale.

Anna Rodrigues, responsable du magasin et de l’agence postale.

Grand jour samedi passé à Arnex avec l’ouverture sous le même toit de la Boulangerie-Pâtisserie Court locale, de son magasin de proximité et de la nouvelle agence postale. L’ensemble, qui comprend également quelques places pour un tea-room, est placé sous la responsabilité de Anna Rodrigues, fidèle collaboratrice de la maison à Chavornay et qui a accepté le défi, après 6 ans passés chez les Corbeaux, de rejoindre les Tya-Polain et de fonctionner également comme répondante vis-à-vis de la Poste.

«Nous allons tourner avec une équipe de trois personnes, explique Anna Rodrigues qui ajoute que «l’ensemble de la fabrication de la boulangerie-pâtisserie est assuré à Chavornay et livré ‘tout frais’ à Arnex.» Le magasin compte aussi quelques rayons d’alimentation générale et des produits de première nécessité, des réfrigérateurs et congélateurs remplis de victuailles diverses attendant le client, un point de vente de la Loterie romande et, dès la semaine prochaine, quelques journaux choisis, parmi lesquels l’Omnibus figurera en bonne place!

Agence postale

Sur place samedi matin et pour une semaine complète à disposition des clients, Gilbert Jomini, formateur de la Poste pour la région, explique le nouveau concept. «Nous avons ici la configuration standard, soit deux «guichets» placés côte à côte. L’un pour le dépôt, le pesage et l’affranchissement des colis et des lettres, l’autre pour les opérations de Postfinance. À relever que ces dernières sont possibles uniquement avec une PostCard ou une carte Maestro. En ce qui concerne les retraits d’espèces, ils sont possibles à l’aide d’une carte, mais leur montant devrait avant tout servir à dépanner et dépend du fond de caisse disponible de l’exploitant. Les paiements sont possibles aussi, à l’aide de la carte». Sous réserve de cas très spéciaux, les recommandés non distribués et les colis avisés peuvent être collectés à l’agence, comme il est bien sûr possible aussi de les y déposer.

L’équipe qui gère le magasin et l’agence a suivi une formation adéquate et été obligée de signer les engagements de confidentialité applicables aux banques et à la Poste, notamment en matière de blanchiment. Il en résulte que toute la confidentialité requise est préservée, de la même façon que dans un office de Poste. A voir l’affluence des premières heures, pas de doute que cette nouvelle offre répondait à un besoin.

Horaires d’ouverture
Du lundi au vendredi, de 6 h 15 à 12 h. et de 15 h. à
18 h 30 ; le samedi de 7 h. à 13 h.

Photo Olivier Gfeller

Inauguration du drapeau en 1953

Le choeur d’hommes d’Arnex va fêter ses 120 ans

Inauguration du drapeau en 1953

Inauguration du drapeau actuel en 1953

Cette année, le fête de la musique à Arnex revêtira des couleurs tout à fait particulières. En effet, c’est tout au long du week-end des 22 et 23 juin que se déroulera le 120e anniversaire du chœur d’hommes d’Arnex, et ceci sous l’appellation «Arnex Musiques en fête».

Tout le village

La musique envahira tout le village, en particulier sur 5 scènes réparties géographiquement qui recevront plus de 200 musiciens allant des chœurs en passant par des groupes de musiques interprétant aussi bien du jazz que du gospel ou du classique ainsi que des solistes. L’une des scènes sera réservée aux «artistes en herbe» qui auront ainsi l’occasion de se produire en public. La journée musicale et festive du samedi se poursuivra sous une cantine par une soirée dansante.

Un nouveau drapeau

Le dimanche aura lieu l’inauguration du nouveau drapeau du chœur durant la partie officielle en fin de matinée. La fête se poursuivra toute la journée dans tout le village, qui pour l’occasion recevra également des artisans locaux ou régionaux, des artistes et des producteurs du terroir entre autres. L’Omnibus vous tiendra informés du programme précis dès que ce dernier sera complètement sous toit.

À relever que l’organisation recherche encore des bénévoles, des mécènes ainsi que des sponsors qui peuvent s’adresser par mail à l’adresse suivante: arnexfestival@gmail.com

Le site internet de la manifestation avec le programme complet se trouve ici: musiquesenfête.ch

Parc Saint-Claude, les aménagements de verdure ont débuté.

Orbe: parc Saint-Claude, après le béton, la verdure

Parc Saint-Claude, les  aménagements  de verdure ont débuté.

Parc Saint-Claude, les aménagements
de verdure ont débuté.

Si tout continue comme prévu, il pourra ouvrir au printemps.

Les travaux d’aménagement du parc Saint-Claude ont bien avancé. Les structures solides sont terminées et les jardiniers s’affairent aux diverses plantations. Il reste encore à installer des jeux, réaliser le chemin de la pergola et poser le gazon synthétique pour la place de jeux. La passerelle qui relie la garderie au jardin a été très critiquée; Jean-Marc Ducotterd, chef de service au CUBE, reconnaît que l’impact visuel a été sous-estimé mais une végétalisation devrait en améliorer l’aspect.

Prairie et arbres fruitiers

Pour le moment cela peut avoir l’air très «bétonné», mais Jean-Marc Ducotterd insiste sur le fait que les plantations prennent du temps à se déployer et qu’il faut avoir un peu de patience. Il rappelle qu’il y aura un gazon fleuri, un verger avec d’anciennes espèces d’arbres fruitiers, une treille, un coin pique-nique avec des tables et des bancs en bois. Et un vignoble, dont les ceps seront plantés au printemps et exploités par Maryline Lavenex d’Arnex.

Il y aura des jeux aussi bien pour les tout petits que pour les plus grands, dont un coin pétanque. Le terrain multisports a été déplacé pour réduire l’impact visuel du grillage dont se sont plaints les bordiers de la rue de la Tournelle.

Pas de sortie directe sur la place du Marché

Après avoir étudié diverses possibilités, il s’est révélé très difficile ou très onéreux de construire une sortie sur le haut du parc pour accéder directement à la place du Marché, la sortie ouest continuera à se faire par le chemin de Ronde qui arrive vers le Temple. Pour conclure, on peut penser que sur les 12 000 m2 que comptera le parc tout le monde devrait y trouver son compte. L’inauguration officielle est agendée pour le mois de mai.

Photo Natacha Mahaim

Bâtiment du centre ancien d’Arnex.

Arnex: de la taxe au sac à POCAMA

Bâtiment du centre ancien d’Arnex.

Bâtiment du centre ancien d’Arnex.

Jeudi soir passé se déroulait à Arnex la traditionnelle séance de printemps-été du Conseil général sous la présidence de Jean-Luc Porchet, par ailleurs brillamment réélu en fin de séance pour une année supplémentaire.

C’était avant tout une soirée destinée à l’examen des comptes et de la gestion annuels 2011. Bien que le président ait rappelé la règle avec insistance en début de séance, se lever à Arnex, pour prendre la parole, semble faire partie des obligations que par principe, l’on n’observe pas. Dommage, la clarté des débats en souffre, car ils prennent rapidement la forme d’une discussion généralisée, de laquelle il est difficile d’extraire la substantifique moelle.

Comptes 2011 dans le noir

Après trois nouvelles assermentations et les opérations d’usage de début de séance, l’examen des comptes de la commune pour 2011 laisse apparaître un excédent de recettes de plus de Fr. 20 000.–Ceci sans compter des attributions confortables aux provisions, pour plusieurs centaines de milliers de francs, sur un total de recettes et dépenses de l’ordre de Fr. 2.4 millions. Le syndic Max Débieux explique ce bon résultat par des recettes supérieures au budget dans plusieurs domaines, que ce soit celui des impôts en général ou des retours de péréquation et de facture sociale en particulier. Pratiquement sans discussion, les comptes et la gestion communale 2011 ont été acceptés à l’unanimité.

POCAMA et déchets

Le Municipal Bernard Bovet a expliqué que la Municipalité, sous l’impulsion très active de Valorsa, avait choisi l’option taxe au sac concernant l’élimination des déchets de la commune. Un projet de règlement est en préparation, vraisemblablement plutôt pour 2014 et non pour 2013 comme le préconise l’entreprise de traitement des déchets. La taxe au poids nécessite à ses yeux des investissements trop lourds, des coûts de fonctionnement trop élevés et une gestion compliquée. Les oreilles des concepteurs de POCAMA, le fameux portail cantonal des manifestations, ont à nouveau dû siffler violemment, au vu des critiques apportées à ce système par plusieurs conseillers. La Municipalité a pu constater le problème concrètement avec une réunion de 400 scouts qui devait avoir lieu au printemps, mais qui a été annulée, les organisateurs ayant perdu patience face aux complications de POCAMA.

La Municipalité étudiera encore la création d’un Jardin du Souvenir, au cimetière, sur une motion de Josette Morel prise en compte par le Conseil.

Photo Olivier Gfeller

Il faut viser entre les portes rouges sans faire tomber les boules jaunes placées sur les cônes.

Les attelages se mesurent à Arnex

Il faut viser entre  les portes rouges  sans faire tomber  les boules jaunes  placées sur les cônes.

Il faut viser entre les portes rouges sans faire tomber les boules jaunes placées sur les cônes.

Dimanche passé s’est déroulé à Arnex le désormais traditionnel concours d’attelages, organisé par la Société de l’Ecurie du Nozon.

Une société qui a complètement renouvelé son comité avec, à sa tête comme nouveau président, Sylvain Laurent et comme «grand organisateur de concours» Nuno da Silva. Des organisateurs qui avaient le sourire dimanche, puisque ce sont plus de 70 attelages qui ont pris le départ des différentes manches de la compétition amicale.

Le matin était réservé à l’épreuve de maniabilité, qui regroupait des équipages à un ou à deux chevaux. L’après-midi est traditionnellement réservé au derby, lui aussi couru par les deux types d’attelages. On peut comparer les différents types de compétition à des figures imposées le matin, suivies l’après-midi d’une épreuve de vitesse et de concentration.

Dans chacune des disciplines, le meilleur résultat est attribué à celui qui effectue son parcours dans le temps le plus bas, tout en accumulant si possible aucune faute, ou un minimum de points de pénalités pour avoir par trop « frotté » les portes des obstacles ou simplement oublié de passer telle ou telle porte, une faute éliminatoire.

Les concurrents étaient venus de toute la Suisse romande et se montraient visiblement ravis d’une compétition bien organisée et qui a bénéficié d’une météo des plus favorables.

Tous les résultats et des images sur le site nunodasilva.ch.

Photo Olivier Gfeller

Arnex investit 1.7 million de francs pour des appartements

Séance de reprise de la nouvelle législature jeudi soir passé pour le Conseil général d’Arnex, qui reste placé sous l’experte direction de Christian Baur.

Après avoir procédé à l’assermentation de cinq nouveaux membres qui n’avaient pu participer à la cérémonie officielle, les élus arnésiens se sont penchés sur les traditionnelles délégations de compétences votées à la Municipalité en début de législature.

Et c’est ainsi sans opposition, mais avec quelques abstentions, que la question de l’autorisation générale de statuer a été résolue en faveur de la Municipalité, de même que l’autorisation de plaider ou encore d’engager des dépenses à concurrence de Fr 20’000.- sans préavis préalable du Conseil. Il s’est aussi agi de nommer quelques membres de la commission de recours en matière de contributions communales.

Si les candidats ne se pressaient pas spontanément au portillon, on doit relever l’adresse du président qui a réussi en un seul vote de liste à main levée à former cette commission qui, il est vrai ne siège en général qu’une ou deux fois par législature. Pour participer en qualité de délégué à l’ORPC, c’est le Municipal Jean-Yves Brechbühl qui a été plébiscité.

Une police cantonale qui va coûter très cher

Au moment de s’exprimer sur l’arrêté d’imposition communal pour 2012, plusieurs conseillers ont souhaité entendre quelques explications complémentaires du syndic Max Débieux. Lequel a confirmé que la fameuse bascule de deux points d’impôt en faveur des communes ne serait très probablement pas suffisante pour compenser les charges futures d’une police cantonale qui va à ses yeux coûter plutôt 50 millions que les 40 sur lesquels les calculs ont été faits par le canton.

Une très grosse différence pour Arnex, de l’ordre provisoire de Fr. 43’000.– à mettre en relation avec le coût minime des quelques interventions qui étaient jusqu’alors facturées annuellement à la commune par la gendarmerie. En plus, la péréquation et la facture sociale ne s’annoncent pas réjouissantes. Malgré ces dépenses supplémentaires prévisibles, la Municipalité a tenu à maintenir un taux global au niveau de celui de 2011, ne rajoutant que les 2 points de la bascule cantonale à son taux communal et donc sans effet sur la facture du contribuable. Le taux d’impôt d’Arnex pour 2012 sera donc fixé à 73 % de l’impôt de base cantonal. Lequel impôt cantonal de base n’est pas de 155.5 % comme on a pu l’entendre durant la séance mais de 100 %.

La commune investit dans des appartements

La commune est propriétaire à l’entrée du village en venant d’Orbe sur la droite d’un bâtiment volumineux dans lequel ont été aménagées les installations de cave qui sont louées à la Cave Coopérative d’Orbe et environs. Dans le volume qui surplombe ces installations, la commune souhaite construire quatre grands appartements qu’elle destine à la location. En façade au rez, elle veut également compléter le bâtiment par la construction d’un local commercial destiné lui aussi à la location. «Je n’ai aucun souci sur la possibilité de location de cet espace commercial», a déclaré le syndic, qui souhaiterait voir s’implanter ici un petit magasin de première nécessité, pourquoi pas complété d’un service postal. «C’est l’occasion de redonner un peu de vie au centre du village» a-t-il ajouté, en invitant le Conseil a donner rapidement la possibilité à la Municipalité d’avancer sur ce projet. Le crédit demandé s’élève à un peu plus de 1.7 million de francs. D’après un plan financier encore assez sommaire, la Municipalité escompte un rendement brut légèrement inférieur à 5 %. Un projet et un rendement qui ont paru acceptables à la commission chargée de rapporter sur cet objet, même si elle a émis quelques doutes sur la possibilité de louer la surface commerciale. Au vote, le crédit a été accepté à une très large majorité, avec quelques abstentions néanmoins.

Le serpent de mer de la discothèque

Rien de très neuf à ce sujet. Le dossier est entre les mains du Tribunal fédéral. Le Tribunal administratif cantonal vaudois a quant à lui donné raison à la commune et la Municipalité attend donc la décision fédérale qui devrait en principe tomber avant la fin de l’année. Pour mémoire, la commune veut une mise à l’enquête en bonne et due forme ainsi que la création de 64 places de parc.

Photo Olivier Gfeller

Chavornay et son capitaine, Valentin Motta, se sont régalés contre Montcherand.

Football – 2e ligue : surprises et déceptions

Chavornay et son capitaine,  Valentin Motta, se sont régalés  contre Montcherand.

Chavornay et son capitaine, Valentin Motta, se sont régalés contre Montcherand.

Orbe I est passé proche de la victoire en terre genevoise. Privés de leur gardien Grosso (suspendu), les Urbigènes ont concédé une courte défaite (2-1) contre Perly-Certoux. Malgré ce résultat «convenable», la formation de Mischler voit s’éloigner ses rivaux puisque le premier non reléguable, Bavois possède 9 longueurs d’avance.

Orbe qui se voit offrir une ultime chance ce samedi en accueillant l’avant-dernier, Bex. Bavois lui continue de piétiner puisqu’il n’a pu faire que match nul 2-2 à Collex Bossy après avoir manqué moult occasions en première période.

Champvent n’a pas pu prendre la tête du championnat de 2e ligue. Contraint au match nul 1-1 à Prilly, il laisse le leadership à ce dernier qui a joué un match de plus que Renens (2e à 2 longueurs) et Champvent (à 3 pts). Dans le duel des équipes réserves, Bavois II a obtenu un succès important à Echallens (1-2) qui l’éloigne de la zone dangereuse.

Croy et Montcherand à l’agonie

En 3e ligue, le sort de Croy et Mont-cherand s’assombrit au fil du temps. Le premier nommé a perdu un match décisif chez lui, 5-1 contre Champagne qui se trouvait aussi dans la zone rouge. Quant à Montcherand, il a reçu une déculottée face à Chavornay qui s’est imposé par 11-2 sur le terrain de Baulmes. Selon le président Jean-Pierre Blanchet, le club doit faire face à une kyrielle de blessés si bien qu’il est difficile d’aligner une équipe de choix.

Il n’élude pas non plus le phénomène de la deuxième saison dans une nouvelle ligue. «La saison dernière, nous terminions sixième du classement. Si bien que nous avons fait le choix de garder la même ossature mais nos adversaires se sont renforcés. Il nous reste à affronter Champagne et Croy en cette fin d’année et j’espère que nous aurons l’occasion de nous réhabiliter.

Je me réjouis de savoir que l’équipe n’est pas trop affectée par cette déconvenue et je compte sur le retour de quelques joueurs pour ces rencontres cruciales. Il n’est pas question non plus de limoger l’entraîneur et j’envisage de nous renforcer à l’intersaison si cela s’avère nécessaire».

Dans la dernière division, Bavois III a pris la tête des opérations en écartant un autre prétendant à la promotion, Montcherand II, battu 5-0 chez lui. Valbal II, qui s’était repris il y a deux semaines, a à nouveau égaré trois points en perdant 2-1 contre Cossonay II.

Tout reste imaginable dans ce groupe dans lequel on enregistre des surprises tous les week-ends.

Photo Pierre Mercier