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Trop loin?

Alors que l’économie libérale procédait à ses aises pendant des années, les Etats, européens en particulier, veulent reprendre la main. Le manque de ressources financières pour faire face à leur budget les oblige à envisager de mettre un terme à certaines pratiques. C’est le cas en matière de secret bancaire puisque l’argent «planqué» échappe à l’impôt. En outre, la prolifération de sociétés off-shore suscite soudain l’intérêt puisque c’est une manière astucieuse de cacher ses avoirs. Dans ce contexte, la Suisse est montrée du doigt.

Certains prétendront que le Conseil fédéral est allé trop vite en besogne en négociant des accords avec certaines nations comme les Etats Unis, suite à des abus commis par des banques de notre pays sur sol américain. Cependant, nos autorités ne devront pas céder tant que d’autres paradis fiscaux demeureront. Il faudra être ferme dans la négociation malgré notre isolement politique.

En outre, certains peuples ne veulent pas payer la facture qui a tendance à appauvrir encore davantage la classe moyenne et le petit peuple. Des manifestations à Athènes, à Lisbonne, à Madrid ou en Italie contraignent la gent politique à être plus vigilante avec les grosses fortunes qui échappent à l’impôt. L’Europe des 27 a encore d’autres soucis. En Allemagne, un nouveau parti politique s’élève contre le fait que ce pays doit prêter de l’argent à des membres de la communauté qui insultent Mme Merkel (en Grèce en particulier). Et puis, on dit que la Slovénie pourrait allonger la liste des pays en difficultés financières. La compagnie Barroso n’est donc pas au bout de ses peines.

Un dernier mot qui laisse penser que l’on est allé trop loin et qui ne manque pas de choquer. En France, un agriculteur se suicide chaque jour. Submergés par les intérêts de leurs prêts, ils ne parviennent plus à faire face car leurs produits sont achetés à des prix dérisoires. Il est donc temps que l’on procède à un rééquilibrage pour que chacun y trouve son compte.

Crispation

Il existe une sorte d’amicale des syndics de l’ancien district d’Orbe. Celle-ci était le résultat d’une volonté commune de se retrouver pour mieux défendre l’intérêt des villages et villes de cette partie du Jura-Nord Vaudois.

D’autres associations intercommunales sont également nées par la volonté de régionaliser certaines instances et de réduire si possible les frais de chacun. Un grand nombre d’entre elles émanent de la volonté cantonale et celles-ci provoquent le déchirement que cela soit au niveau de la petite enfance, de l’école ou des pompiers.
La solidarité a donc volé en éclats.

Chacun semble vouloir tirer la couverture à soi, avec le sentiment que l’on oublie l’intérêt général. Dans cette région où les fusions ne sont que peu à l’ordre du jour par rapport au reste du canton, il serait temps de se rencontrer afin de stopper l’hémorragie. Certes, les communes ont des soucis différents. N’empêche que la scission qui se dessine à plus d’un niveau, va péjorer l’évolution de ce coin de pays. On se demande bien pourquoi les crocs s’acèrent entre ces localités. On n’ose pas croire que les rancunes du passé resurgissent. Le vingt-et-unième siècle ne permet plus la tergiversation.

Les choses vont très vite et perdre du temps dans des querelles intestines est malheureux. Il est donc temps de se parler, de se dire les choses en face et d’avancer ensemble.

Mais, il ne faut pas tarder avant que les contacts se pourrissent définitivement, car la population ne comprendrait pas cette lutte intestine qui aura pour conséquence d’aller à l’encontre de ses intérêts

Charlatan

pices

Des répercussions qui mettent les communes dans l’embarras. Or, qu’apprend-t-on? Vaud serait sur le point de boucler l’exercice 2012 sur un gain proche du demi-milliard. Vous avez bien lu, 500 millions de francs de bénéfice. Selon notre trésorier en chef, Pascal Broulis, cela s’explique d’abord par des rentrées fiscales bien plus importantes que prévues (370 mio.).
Auxquelles il faut ajouter quelques bonus du genre, indexation des salaires nulle (42 mio.) ou dividende de la Banque Nationale (61 mio.) qui a dégagé de substantiels bénéfices malgré sa lutte pour le maintien de la parité entre notre franc et l’euro, en particulier. Cet exercice va probablement permettre de ramener la dette de notre canton à un petit milliard alors qu’elle était de 8 milliards dans les années 80 lorsque l’économie était en pleine santé.

Sur le plan arithmétique, on peut se réjouir de ces chiffres. Il n’est pas sûr que les autorités politiques des communes de ce canton auront le même sourire. Elles sont compressées et doivent faire des sacrifices pour faire face à des budgets qui sont très majoritairement déficitaires pour 2013. Car ce sont elles qui contribuent grandement à cet équilibre, étant de plus en plus sollicitées ou de moins en moins subventionnées. Sans oublier les contribuables que vous êtes puisque, contrairement à des cantons alémaniques, nos impôts n’ont pas été baissés. Donc, le beau bénéfice cantonal ne sera pas apprécié comme espéré, avec le sentiment que le Canton nous prend pour les dindons de la farce.