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Sortie du concert à l’Abbatiale vue depuis la Grange de la Dîme.

Romainmôtier: 50 ans de la Fondation de Romainmôtier (visite et avenir)

50 années d’existence au service du patrimoine et de l’accueil. Comment mieux faire visualiser les efforts accomplis qu’en ouvrant au public les portes de tous les bâtiments rénovés? C’est ce qu’a fait la Fondation de Romainmôtier cet après-midi du 27 mai.

La Grange de la Dîme, à l’entrée du site de l’Abbatiale, où il est toujours agréable de passer voir les tableaux de Julian Willis. Jusqu’au 24 juin, le rez-de-chaussée reçoit l’exposition «Reflets du silence» de Bernard Verdon. Son processus créatif est lié à ce site de retraite spirituelle.
La Galerie de la Cour, vide pour le moment, présentée par Evalutte Guenot qui reprend, avec son mari Sébastien, ce bel espace sur 3 étages. Le couple d’artistes va y faire une galerie, un laboratoire thématique et des ateliers.

La Maison des Moines et la Maison du Prieur étaient également à visiter.

«Ce Moys de May
soyons lies...»

Titre du concert de l’ensemble Les Alizés, une cantatrice assise comme les 3 musiciens qui l’entourent. Le récital fait partie du festival de Besançon-Montfaucon. Il a fallu rajouter des chaises dans l’Abbatiale pour les amateurs de chansons du 15e siècle.

Dans son mot d’accueil, le président de la Fondation, Olivier Grandjean, a parlé des défis de l’avenir pour maintenir autour de l’Abbatiale un cadre de bon goût. Il a rappelé le besoin de soutien populaire et politique pour poursuivre cette œuvre.

Le TGV actuel avec la Micheline au quai à Frasnes.

Vallorbe : une fête transfrontalière réussie

En effet, ce fut le 16 mai 1915 que les équipes de percement du tunnel françaises et suisses se rejoignirent après 5 ans de travaux. Toutefois le gros des travaux a commencé à Frasne, pour consolider le terrain situé dans une zone humide et montagneuse, où il a fallu percer aussi 4 tunnels secondaires. Les autorités et les sociétés des localités situées sur le parcours ferroviaire entre Frasne et Vallorbe se sont mobilisées sous l’autorité de Sylviane Tharin et d’André Chrétien pour marquer l’évènement sur les 4 jours du week-end de l’Ascension. Plus de 300 bénévoles ont collaboré au succès de la fête. Des trains navette ont relié les cinq stations concernées, et les curieux ont ainsi pu faire connaissance avec les richesses locales, tant économiques, gastronomiques que culturelles. Les trains étaient bondés et il a même fallu rembourser des billets, faute de place. Etienne Favez, notre chauffeur de bus, qui emmenait les passagers sur les divers sites vallorbiers a transporté plus de 2000 visiteurs sur 4 jours. «Ça a marché du feu de Dieu» résume-t-il.

Les CFF ont aussi joué le jeu: une rame historique a été mise à disposition des organisateurs. Le TGV qui a battu le record du monde de vitesse à 574,8 Km/h était aussi ouvert aux visites. Une draisine, chariot de transport pour les ouvriers et mue à l’huile de coude, a obtenu un franc succès auprès des familles. Du matériel d’entretien des voies a aussi fait le déplacement de Vallorbe pour mieux se faire connaître. Le Rail Model Club, association de modélistes a ouvert ses locaux pour l’occasion et présenté ses magnifiques maquettes de trains, de paysages et de bâtiments toujours modifiés et jamais terminés selon les humeurs de ses membres. Tous les commerces du centre ont aussi joué le jeu et décoré leur vitrine sur le thème du jour. Des expositions de documents d’époque, photographiques ou coupures de presse ont été organisées des deux côtés de la frontière.

Du côté des politiques, on est unanimement d’accord sur un point: il faut tout faire pour pérenniser cette ligne transfrontalière. Stéphane Costantini, syndic de Vallorbe, regrette que les décideurs font passer cette ligne, la plus courte entre Lausanne et Paris, au second plan de leurs préoccupations.

Il est aussi regrettable qu’il n’y ait plus de réseau de transports publics courts entre les deux régions, excepté pour les travailleurs frontaliers. La fête fut belle et peut-être que des idées germeront pour renouveler l’expérience, on trouve toujours des motifs pour faire la fête.

Emilie Bovet entourée de ses enfants: Madeleine, Roger et Marie-Rose.

Orbe: Emilie Bovet, centenaire

C’était la joie et le bonheur dans la villa de la famille Bouverat où l’on fêtait le centième anniversaire de la maman de Madame, Emilie Bovet. Il y avait de quoi se réjouir puisqu’Emilie est en parfaite santé à l’heure de souffler cent bougies, en dehors d’une vue un peu défaillante. Elle possède du reste une mémoire remarquable puisqu’elle se souvient précisément des événements de sa vie, comme des numéros de téléphone de ses proches. Née à Arnex, elle est venue s’installer à Orbe en 1954 avec ses enfants Marie-Rose, Madeleine et Roger. Elle a travaillé pendant une vingtaine d’années dans l’usine Paillard, devenue au fil du temps Hasler puis Ascom, avant de prendre sa retraite à 60 ans.

Vivre chez elle

Elle attribue sa bonne santé au fait de sa conduite même si elle ingurgite son verre de rouge, car « boire de l’eau en mangeant n’est pas une vie », dit-elle. Son privilège est de vivre chez elle, depuis 66 ans dans le même appartement de deux pièces. Elle peut encore se promener et se rendre presque tous les jours chez sa fille, comme elle fait de petites courses à la Coop. Elle mange de tout sauf les crustacés, et Madeleine précise que sa maman a encore bon appétit, même si elle n’a jamais dépassé les 53 kilos sur la balance. Notre centenaire a beaucoup joué avec son petit-fils handicapé, Guy. Elle a longtemps suivi les courses de formule 1 automobile, car elle appréciait Michael Schumacher dont elle regrette le destin. Elle est encore très attentive au jardin de son beau-fils et surtout aux quelques ceps de vigne, pour s’en être occupés dans sa jeunesse à Arnex.

Un plaisir de voyager

Bien entourée par sa famille, elle a reçu plusieurs cadeaux des autorités cantonales, représentées par la préfète Evelyne Voutaz, et communales par le truchement du syndic Claude Recordon. Elle disait son plaisir d’avoir reçu de nombreux téléphones de ses connaissances, dont le premier d’Italie avec une amie qui lui a chanté bon anniversaire en allemand. Grâce à son fils qui travaillait chez Swissair, elle a visité l’Angleterre, l’Allemagne, la Belgique, l’Italie et le Canada. Elle aime encore faire quelques balades par chez nous et elle ira prochainement passer quelques jours de vacances chez son aînée Marie-Rose à La Fouly.
Enfin, elle espère pouvoir terminer sa vie dans l’EMS projeté dans les hauts de la ville pour ne pas être dépaysée de son quartier de Montchoisi. Son petit-fils Guy lui a souhaité de vivre encore cinq ans. Alors longue vie encore à vous, Mme Emilie Bovet, votre rencontre a été un vrai plaisir.

Inauguration du drapeau en 1953

Le choeur d’hommes d’Arnex va fêter ses 120 ans

Inauguration du drapeau en 1953

Inauguration du drapeau actuel en 1953

Cette année, le fête de la musique à Arnex revêtira des couleurs tout à fait particulières. En effet, c’est tout au long du week-end des 22 et 23 juin que se déroulera le 120e anniversaire du chœur d’hommes d’Arnex, et ceci sous l’appellation «Arnex Musiques en fête».

Tout le village

La musique envahira tout le village, en particulier sur 5 scènes réparties géographiquement qui recevront plus de 200 musiciens allant des chœurs en passant par des groupes de musiques interprétant aussi bien du jazz que du gospel ou du classique ainsi que des solistes. L’une des scènes sera réservée aux «artistes en herbe» qui auront ainsi l’occasion de se produire en public. La journée musicale et festive du samedi se poursuivra sous une cantine par une soirée dansante.

Un nouveau drapeau

Le dimanche aura lieu l’inauguration du nouveau drapeau du chœur durant la partie officielle en fin de matinée. La fête se poursuivra toute la journée dans tout le village, qui pour l’occasion recevra également des artisans locaux ou régionaux, des artistes et des producteurs du terroir entre autres. L’Omnibus vous tiendra informés du programme précis dès que ce dernier sera complètement sous toit.

À relever que l’organisation recherche encore des bénévoles, des mécènes ainsi que des sponsors qui peuvent s’adresser par mail à l’adresse suivante: arnexfestival@gmail.com

Le site internet de la manifestation avec le programme complet se trouve ici: musiquesenfête.ch

Dr Jean-Claude Vautier.

Orbe: visite médicale des 90 ans, rien de grave Docteur Vautier

Dr Jean-Claude Vautier.

Dr Jean-Claude Vautier.

Quoi de plus normal direz-vous pour un médecin que d’arriver en bonne santé à 90 ans? Pourtant ne dit-on pas aussi que les cordonniers sont souvent les plus mal chaussés ! Eh bien, c’est un Jean-Claude Vautier en pleine forme qui a reçu la délégation municipale conduite par M. Henri Germond, le 4 janvier au no. 3 de l’av. Carrard-et-de-Foligny. Entouré de ses 2 filles et de membres de sa famille, le célèbre médecin-généraliste qui a pratiqué à Orbe durant près de 45 ans était, comme on peut le voir tous les jours déambuler au centre-ville, complètement indépendant, actif et disert.

Une heure de rencontre c’est bien trop court pour résumer l’intense activité de cette personnalité locale, tant il est intéressant et détaillé dans ses histoires qui sortent pour la plupart de l’ordinaire.
De sa jeunesse on apprendra que ce fils de pasteur et d’une mère hollandaise, né à Grandson, a passé l’essentiel de sa jeunesse à Orbe où, avec une bande de copains il avait créé un groupe LPC qui voulait dire «Les Loups-Phoques Club» dont les membres étaient souvent convoqués devant la Municipalité pour des réprimandes avec des amendes de Fr. 1,50 + 30 cts de frais.

Après une période d’une dizaine d’années à Lausanne pour finir ses études de médecine, M. Vautier a trouvé à Orbe un cabinet de médecin-généraliste de campagne comme il a toujours souhaité, avec pour modèle un oncle. De ces 45 ans de pratique, on apprendra peu de choses si ce n’est qu’il garde un excellent souvenir de sa collaboration en salle d’opération avec le Dr Haessler et ensuite les Dr Tschanz et Waridel. Son opposition viscérale à tout ce qui touche au nucléaire s’est concrétisée professionnellement par un refus de s’équiper d’un appareil radiographique à rayons X.

Au cours de cette heure d’entretien, le Dr Vautier évoquera plus longuement ses nombreuses activités annexes à caractère politique comme les 20 années passées au Conseil communal (on l’avait sollicité comme municipal, mais il dit n’avoir pas eu le temps nécessaire), et la quinzaine d’années comme député. Ses convictions l’ont ainsi amené à être à la tête d’un comité référendaire contre le nucléaire et les centrales en 1958; il se souvient aussi très précisément d’un voyage en URSS en 1960, invité en délégation par un mouvement de Paix, suivi d’une réception à Orbe de délégués russes, pas toujours bienvenus dans les visites des entreprises locales, hormis aux Grands Moulins. Ceci lui valut bien sûr d’être fiché à Berne comme personnage dangereux. Il n’hésita pas pour autant, lors d’un voyage à Cuba, de critiquer vertement l’invasion de l’Afghanistan par les Soviétiques.

Parmi les multiples autres engagements, il faut mettre en avant sa présence au comité de soutien au peuple Sahraoui au Maroc pour lequel non seulement il a fait de fréquents voyages et des rencontres avec des personnalités du plus haut niveau, mais il continue à se battre pour tenter de trouver une solution à ce conflit que les régimes en place cherchent à étouffer.

On ne saurait oublier encore son engagement dans l’Association pour le développement des énergies renouvelables (ADER) en compagnie d’un ancien municipal urbigène, Ernest Badertscher, ainsi que son dévouement pour Pro Urba.

Jean-Claude Vautier dit n’avoir jamais été un sportif, ni avoir fumé, et boire avec modération, mais que son physiothérapeute c’est son jardin. L’écriture et la lecture sont ses principaux moteurs de tous les jours, soit au café pour le 24 Heures et à la maison pour Libération et le Courrier de Genève. Nous avons enfin pu admirer le petit bureau et le fauteuil dans lequel on peut voir quasi tous les soirs en passant sur le trottoir de l’avenue de Thienne, dépasser la tête du docteur Vautier occupé à lire ou écrire.

Manifestement il aurait fallu plusieurs heures pour évoquer d’autres étapes de la vie très remplie du Dr Vautier, mais ce sera certainement possible lors de la visite municipale pour les 100 ans du Dr tant il déborde de santé et d’activité et qu’en plus il croit en une certaine hérédité (son père est décédé à 99 ans !). Alors Docteur, nous vous faisons volontiers une ordonnance pour encore 10 ans de santé et de bonheur parmi votre famille et au milieu de vos livres et de vos convictions.

Photo Serafina Tumminello

Claudine Tosetti

Les 90 ans de Claudine Tosetti

Claudine Tosetti

Claudine Tosetti

Lundi 9 juillet, c’est Pierre Mercier qui s’est rendu à l’avenue de Thienne 7 pour apporter vœux et cadeaux des autorités municipales à Mme Claudine Tosetti à l’occasion de son 90ème anniversaire.

En présence de son mari Pierre qui atteindra aussi ce bel âge dans quelques mois et de sa famille, Mme Tosetti a bien voulu évoquer quelques étapes de sa vie.
Claudine est une fille Pillevuit de Baulmes où elle y passe toute son enfance, toutes ses classes et une bonne partie de sa jeunesse. Elle a un petit frère Pierre de quatre ans son cadet et une sœur aînée Lisette «toujours un bonheur parfait avec ma sœur» dit-elle.

A seize ans, le président de la commission scolaire suggère au papa d’envoyer Claudine poursuivre des études ; elle-même aimerait apprendre institutrice ou infirmière. Pas question, a-t-il répondu j’ai élevé des enfants pour moi, ce sont des employés qui ne coûtent rien, nous avons assez de travail! Il accepte toutefois que Claudine parte quelques mois en Suisse allemande, à Herzogenbuchsee où une dizaine de jeunes romandes vivent en demi-pension dans une famille.
Est-ce à une soirée ou à une répétition des sociétés locales que Claudine et Pierre se sont rapprochés, qui sait ? Il est un camarade d’école de son âge, un des fils Tosetti du magasin primeur de Baulmes, charmant garçon, beaux yeux, cheveux frisés, plein d’humour et travailleur. Papa Pillevuit lui accorde la main de sa fille, à condition que le jeune homme vienne aussi travailler dans son entreprise!

Le jeune couple, après un tour de noces mémorable au Tessin, avec une découverte un peu hoquetante des travaux pratiques de la vie amoureuse (on était deux apprentis) vient s’installer à Orbe en 1947.

Ils s’occupent du Comptoir agricole; prendre un peu de distance avec la famille est une ouverture bienvenue. Il y a beaucoup de travail, il faut faire connaissance des clients, de la population d’Orbe, ville qui représentait presque l’étranger pour elle qui ne s’y était rendue peut-être qu’une fois en 25 ans!
Après un temps d’adaptation à Orbe, il y a eu l’arrivée des enfants. Malheureusement un premier petit garçon est décédé à la naissance. Un temps difficile pour le jeune couple, mais cette épreuve nous a fait grandir ensemble dit-elle, nous a appris à partager notre foi, à faire confiance. En 1949, c’est la naissance de Jean-François, en 52 c’est Isabelle et en 54, la petite dernière Line.

Pendant toutes ces années, Claudine est une mère au foyer, très heureuse, attentive à chacun, excellente cuisinière et bonne infirmière. Très active dans l’entreprise familiale où elle fait office de «dépanneuse» aussi bien au bureau que pour s’occuper des livraisons, Mme Tosetti a toujours été débordante d’activités.

En dehors de sa famille, Claudine a un regard très ouvert sur le monde: durant d’innombrables années, elle a été un membre très fidèle des samaritains, d’abord à la section de Baulmes, puis à celle d’Orbe. Elle a été membre du conseil de paroisse, membre de la commission scolaire du cercle ménager, puis de la commission scolaire de l’enseignement primaire et secondaire. Elle a fait partie du chœur paroissial sous la direction de Lisette Mayor, puis du chœur de l’Amitié où elle chante toujours avec plaisir.

Elle est un peu «la main tendue» auprès de ses amies, ainsi que par ses nombreuses visites à l’hôpital.

Après le décès de papa Pillevuit en 1980, Pierre et Claudine quittent les Terreaux pour venir habiter à l’avenue de Thienne 7. Quelques années après, le bâtiment du Comptoir agricole a été vendu à la commune d’Orbe puis démoli pour faire place au magasin Migros.
C’est un grand bonheur pour Claudine et Pierre d’avoir 4 petits-fils, un arrière-petit-fils Noé et trois enfants qui vont bien! Après 62 ans de mariage, ce mari est toujours en admiration devant son épouse, «elle sait tout faire» dit-il, des sourires plein les yeux!

Que dit-elle de sa vie aujourd’hui: «Une vie pas toujours facile, pleine d’imprévus, une vie bien remplie, réussie, nous nous sommes beaucoup occupés de nos parents et beaux-parents, ma foi m’a toujours accompagnée, tout ce qui nous est arrivé, c’était pour nous faire avancer, nous faire grandir».

C’est sur cette belle philosophie de vie que s’est terminée cette petite manifestation fort sympathique et que le rendez-vous a été pris pour octobre avec son mari Pierre, et même pour un centième anniversaire de Claudine, qui sait?

NB: Une partie de ce texte est tirée d’une présentation faite par une amie de Claudine, Mme Violette Baudraz, d’Agiez.

En début de soirée les jeunesses de Croy et de Ferreyres ont «mis le feu» vers et dans les caveaux.

Agiez: la fête des 1000 ans, c’était déjà hier

En début de soirée les jeunesses de Croy et de Ferreyres ont «mis le feu» vers et dans les caveaux.

En début de soirée les jeunesses de Croy et de Ferreyres ont «mis le feu» vers et dans les caveaux.

Après un ouragan bien timide, la fête a débuté, dans la salle du Conseil, avec le discours d’ouverture du syndic Philippe Schwendimann, suivi par l’allocution du Pasteur de la paroisse. A cause de la pluie, la verrée prévue initialement dans la cour du collège s’est déroulée à l’intérieur du bâtiment.

L’exposition «Hier et aujourd’hui» a rencontré un succès mérité. Son concepteur, Samuel Baudraz, a passé des centaines d’heures dans les archives pour présenter une exposition de qualité. Samedi, le soleil a eu beaucoup de peine à s’imposer si bien que la fréquentation du marché villageois en a malheureusement souffert tout comme les décorations des maisons que les habitants d’Agiez avaient patiemment décorées.

Malgré le temps maussade, le village a résonné aux sons des orchestres des caveaux et de la salle villageoise, où bon nombre de participants sont venus fêter les 1000 ans du village avec les Rita Faye. Le soir, tout ce petit monde s’est rendu à la salle villageoise pour poursuivre la fête.

A 23 h., le feu d’artifice a clos en beauté l’événement qui s’est terminé dans la nuit. Aujourd’hui, plus de musique, plus de rires dans les rues du village, seules quelques clochettes résonnent dans les champs, les photos de la fête peuvent déjà rejoindre celles de l’exposition «Hier et Aujourd’hui». Pour le prochain millénaire !

Photo Elisabeth Zahnd

Le couvert de l’église n’abritera pas une nouvelle fontaine commémorant les 1000 ans du village.

Agiez, conseil général: pas de fontaine

 

Le couvert de l’église n’abritera pas une nouvelle fontaine  commémorant les 1000 ans du village.

Le couvert de l’église n’abritera pas une nouvelle fontaine commémorant les 1000 ans du village.

A l’ordre du jour, la Municipalité a demandé au Conseil général un crédit de Fr. 55 000.– destiné à la création d’une fontaine à deux bassins, sous le couvert de l’église, pour marquer la commémoration des 1000 ans du village d’Agiez.

Dans son rapport, la commission permanente n’était pas favorable à la construction d’une fontaine aussi grande et coûteuse. Elle a proposé une fontaine à un bassin, d’un coût de Fr. 25 000.–.

Les membres du Conseil général ont refusé la demande de la Municipalité et la proposition de la commission permanente. La motion déposée en lieu et place de la création d’une fontaine, demandant la création d’une place de jeux a aussi été refusée, cet objet avait déjà été étudié et refusé en mai 2009.

Comptes 2010.

Recettes: Fr.1 032 167.41  Charges: Fr. 1 029 979.88.

Magré un excédent de charges de Fr. 2  187,53 l’exercice 2010 est excellent. Un amortissement de Fr. 170 000.– a déjà été effectué sur la dette de la rénovation du collège. Lors de la mise en discussion des comptes, personne n’a demandé la parole ; ceux-ci ont été adoptés par le Conseil général sans opposition. Un citoyen a proposé que dans le cadre de la rénovation du collège une plaque commémorant les 1000 ans du village soit posée sur ce bâtiment.

Photo Elisabeth Zahnd

Pierre-Alain Urfer, président du comité d’organisation.

Champvent: une belle fête se prépare

Pierre-Alain Urfer, président du comité d’organisation.

Pierre-Alain Urfer, président du comité d’organisation.

Sachant que son village fêterait mille ans d’existence en 2011, la municipalité avait pris l’initiative de poser sa candidature pour l’organisation de l’assemblée générale de l’Union des Communes Vaudoises (UCV).

C’était à Mézières en 2008, qu’elle demandait à voir le cahier des charges mais, à la suite d’une mésentente, étant seule candidate, elle s’est vue directement attribuer la manifestation. Dès lors sans désemparer, un comité d’organisation de dix-huit personnes, issues des sociétés locales, se mettait en place sous la présidence du municipal et agriculteur Pierre-Alain Urfer.

Ouverture au monde

Dans un premier temps, le comité avait songé à organiser la Schubertiade puisque le village avait mis sur pied la première manifestation du genre en 1978. Malheureusement, la localité ne possède pas assez d’infrastructures par rapport au nouveau cahier des charges. Il a fallu alors choisir une autre thématique et c’est l’ouverture au monde qui a été retenue sur la base des anneaux olympiques. «Nous avons cherché des sociétés qui étaient prêtes à jouer le jeu mais nous n’avons pas trouvé de groupement capable de représenter l’Océanie. Finalement, nous nous sommes arrêtés au Vietnam pour l’Asie, au Burkina Faso pour l’Afrique, au Brésil et à la Colombie pour l’Amérique et au Portugal et à la Suisse pour l’Europe. Ces différents pays seront autonomes dans la fête et offriront des repas typiques ainsi que des spectacles dont le programme est à découvrir sur le site www.1000ans.ch».

Du foot et l’UCV

La fête durera quatre jours, du 23 au 26 juin. Tout commencera le jeudi avec la traditionnelle assemblée générale des Paysannes Vaudoises qui sera suivie d’un repas. Dans le même temps, les stands ouvriront leurs portes comme cela sera le cas durant les quatre jours. Un tournoi de pétanque par triplettes complétera la fin de journée. Le lendemain, la soirée sera marquée par un match de gala entre les footballeurs de Sion et d’Yverdon. C’est le samedi que Champvent accueillera les délégués de plus de 300 communes du canton. L’assemblée générale de l’UCV se tiendra le matin à Baulmes, village qui sera rallié par train ou par des bus qui feront aussi la navette entre les deux villages. Les municipaux qui ne prendront pas part à l’AG auront l’occasion de visiter une quinzaine de lieux de la région pour se retrouver à midi pour le repas qui sera servi à deux mille personnes.

Trial et Alain Morisod

Dans l’après-midi, en dehors des guinguettes traditionnelles, les visiteurs pourront assister aux qualifications pour une manche de la Coupe du Monde de trial à vélo. Une manifestation qui a failli échapper à Champvent malgré les promesses de l’Union Cycliste Internationale. En effet, l’UCI avait omis d’inscrire la localité dans le programme 2011 comme promis. Finalement, un arrangement a pu être trouvé avec la cité italienne qui avait reçu initialement cette épreuve. En soirée, c’est un grand bal avec Alain Morisod qui sera précédé d’un repas durant lequel 2000 convives sont attendus pour autant qu’ils aient pris la précaution de s’inscrire auprès de Ticket Corner (Fr. 64.- pour le repas et le bal ou Fr. 48.- pour seulement le bal).

Pour les familles

Le dimanche matin, on disputera les finales de cette compétition de trial et l’après-midi sera consacrée aux enfants avec des prestations sportives et culturelles ainsi qu’avec la venue de Gaetan qui est en passe de supplanter Henri Dès dans l’esprit des enfants. En précisant que les organisateurs ont voulu mettre l’accent sur les familles et la jeunesse, notamment en offrant la gratuité pour la plupart des animations. Le programme sera donc copieux durant ces quatre jours et Champvent se réjouit d’accueillir tout le canton pour son millénaire qui s’annonce somptueux.

Les soucis du comité

On ajoutera que le volet environnemental n’a pas été négligé puisque tous les récipients seront recyclables et que la vaisselle biodégradable sera déversée dans le compost communal. Les autres soucis importants du comité d’organisation ont été d’abord le financement de la manifestation (plus d’un demi-million de budget) en évitant de perturber les comptes de la commune. La démagogie sécuritaire a exigé un déploiement de divers partenaires pour garantir la fête, de la Protection Civile, à la Police, en passant par une société privée de sécurité ou par les samaritains.

Il a même fallu prévoir une ambulance particulière au cas où le Conseiller Fédéral Ueli Maurer, qui sera présent dans la matinée du samedi, serait victime d’un problème de santé. Enfin, le renforcement de la puissance électrique a été l’un des autres points cruciaux pour faire fonctionner toutes les installations qui se trouveront à proximité du terrain de football, centre névralgique de la fête qui s’annonce belle et sur laquelle nous reviendrons en temps voulu.

Photo Pierre Mercier

Diane Zanni présente au comité ses projets en vue d’un logo.

Agiez: 1000e anniversaire

Diane Zanni présente au comité ses projets en vue d’un logo.

Diane Zanni présente au comité ses projets en vue d’un logo.

Les préparatifs vont bon train

C’est dans la nouvelle salle du Conseil que se sont réunis la Municipalité et le comité de la fête. Diane Zanni, graphiste domiciliée au village, est venue présenter ses projets, en vue de créer un logo pour la Fête du 1000e. Il en sera le fil rouge, sur toute la publicité et sur les sets de table qui seront déjà utilisés lors de la fête de l’Abbaye.

Ce logo fera aussi office d’étiquette sur les 1000 bouteilles de vin vinifiées pour l’occasion et décorera les verres vendus pendant la Fête. Celle-ci se déroulera les 26 et 27 août 2011. Le début des festivités sera donné le vendredi soir à la salle du Conseil où des documents provenant des archives du village seront présentés, ceux-ci seront aussi visibles le samedi. La suite de la Fête aura lieu à la salle villageoise.

Le samedi, trois caveaux seront ouverts dans le village. Un marché villageois et artisanal, situé à la rue des Fontaines, animera le village. Le soir, tous ceux qui désireront continuer la fête regagneront la salle villageoise. Pendant les deux jours de fête, la musique sera bien sûr omniprésente.

Il reste encore énormément de travail pour les organisateurs.

L’Omnibus suivra la progression des préparatifs. Lors de la parution du prochain article sur ce sujet, les nouveaux divertissements et le logo choisi par la Municipalité et le comité, seront présentés dans votre journal.

Photo Elisabeth Zahnd

La Mitsubishi-Pajero au Paris-Dakar.

Sports : 25 ans déjà

La Mitsubishi-Pajero au Paris-Dakar.

La Mitsubishi-Pajero au Paris-Dakar.

Champion du monde pour la 3e fois en 1984, l’Autrichien Niki Lauda a annoncé qu’il abandonnait la compétition automobile à la fin de la saison 1985, saison décevante pour lui en dépit d’une victoire obtenue dans le GP de Hollande.

Au volant d’une Ferrari, l’Italien Michele Alboreto a longtemps donné l’impression qu’il pouvait permettre à la firme italienne de renouer avec la victoire dans le championnat du monde des constructeurs. Malgré 5 points d’avance après neuf Grands prix, c’est le Français Alain Prost sur sa Mc Laren qui remporte pour la première fois la couronne de champion du monde.

- Le 7e  Rallye Paris-Dakar, cette épreuve de 13 000 Km imagi-née et organisée par Thierry Sabine, a une nouvelle fois été riche en rebondissements et en incidents. Le suspense a duré jusqu’au bout mais, après des milliers de kilomètres dans le sable  et la caillasse, ce ne sont qu’une centaine de concurrents sur les 543 ayant pris le départ de Paris, qui ont réussi à rallier la capitale du Sénégal.

Chez les motards, victoire pour la 2e fois du Belge Gaston Rahier sur BMW. Dans la catégorie voitures, les Mitsubishi-Pajero des 4x4 japonaises ont réussi un impressionnant doublé avec les Français Patrick Zaniroli et Jean da Silva, vainqueurs devant le britannique A. Cowan.

- L’Américain Freddie Spencer a réussi l’exploit d’enlever le titre mondial tant en 250 qu’en 500 cm3.

Un tel doublé n’avait encore jamais été réussi. «Fast Freddie» a littéralement survolé le championnat du monde en obtenant 7 victoires
en 12 courses dans chacune des deux catégories. Et si les principaux rivaux, l’Allemand de l’Ouest Anton Mang
sur Honda 250 et son compatriote Eddi Lawson sur Yamaha 500 ont terminé assez près de lui au classement final, c’est que Spencer, assuré de ses deux titres, a boudé les dernières manches de la compétition mondiale.

Les autres titres mondiaux sont revenus au Suisse Stefan Dörflinger en 80 cm3, à l’Italien Fausto Gresini en 125 cm3
et au Hollandais Egbert Streur en side-cars.

Photo Alain Michaud

Paul Dupuis

Pierre Dupuis, heureux nonagénaire

Paul Dupuis

Pierre Dupuis

A un jour près, il serait plus jeune d’une année M. Pierre Dupuis puisque c’est en effet le 31 décembre qu’il fête chaque année son anniversaire !

Mais jeune il est resté et ô combien, il n’y a qu’à le voir trotter en ville ou encore conduire sa voiture. De plus, sa vivacité d’esprit et son intense activité autour de sa propriété en viennent à faire douter de sa date de naissance.

C’est pourtant bien un nonagénaire que la délégation municipale conduite par M. Bernard Randin a rencontré le dernier jour de l’an au N° 11 du Ruz d’Agiez, en présence de sa sœur, de ses deux de ses filles et de proches. Avec détails et anecdotes, M. Dupuis a su retracer les grandes lignes d’une vie fort remplie.

Né à Essert-Pittet, Pierre a eu trois sœurs ;   il fut assez rapidement placé dans des familles paysannes suite à un accident de son papa, et notamment en Suisse-allemande où il se rappelle avoir gagné Fr. 20.– par mois tout en devant payer  une facture de dentiste de Fr. 80.– !

Revenu au domaine familial à la ferme du Chêne, il devait faire la rencontre d'une femme, Yvette Henrioud lors d’un bal à Essertines. Mariage et voyage de noces à travers la  Suisse, puis vente du domaine l’ont ensuite amené à travailler comme chauffeur à Sainte-Croix, puis chez Cand-Landi, avant d’atterrir aux Moulins Rod à Orbe pendant 12 ans.

Déplacé au chargement, Pierre a attrapé la maladie de la farine et a dû chercher un nouvel emploi. En 1964, grâce à un prêt contre 6 kg de miel d’intérêts, il a pu acheter un rucher (300 ruches) en Arbois en France voisine. Il en extraira 4 tonnes de miel la première année qu’il s’en ira vendre par monts et par vaux avec sa 2 CV.

L’entreprise se développera ensuite de manière spectaculaire pour produire finalement plus de 20 tonnes de miel écoulées avec l’aide de Madame et d’un camion, sans compter les innombrables démarches liées à l’acquisition de divers bâtiments ou véhicules. Il poursuivra cette activité à Orbe, après avoir vendu son affaire française, autour de sa grande propriété du Ruz d’Agiez dont il assume toujours seul l’entretien du verger et du jardin.

Travailleur inlassable, Pierre est «un couche tôt – lève tôt» qui déploie encore une énergie débordante et assure entièrement son ménage depuis le décès de son épouse en 2006 et descend tous les jours en ville, toujours l’air pressé et occupé. Il se dit amoureux certes de la montagne, des plantes, des fleurs et des champignons, mais aussi et surtout de toutes ses copines, mais «une officielle» précise-t-il tout de suite, qu’il sait charmer par son souci d’être toujours coquet, sa bonne humeur et en leur chantant de belles chansons.

Il aime à dire que sa femme était instruite et lui intelligent et que ce qui l’a toujours guidé c’est son amour du travail soigné, de son entrain et des bienfaits d’une bonne tartine…au miel bien sûr.

Avec cette énergie et cette volonté, Pierre Dupuis a sans conteste encore bien des beaux jours devant lui ; nos meilleurs vœux l’accompagnent.

Texte Paul Gremion, Photo Jean-Jacques Dupuis