Articles

M. Vuitel à la recherche des castors.

Orbe: Balade estivale sur les traces des castors

Ce mercredi, par un temps radieux, les quelques curieux présents ont pu découvrir le site du Moulin Rod autour du thème des castors de l’Orbe. M. Vuitel, de l’Association Patrimoine au fil de l’eau, a présenté les lieux, en commençant par le fameux ascenseur à poissons et la passerelle à castors de la centrale hydro-électrique des Moulinets.

Après une visite du musée, d’où l’on peut apercevoir des poissons se reposer quasiment sous nos pieds, le visionnage d’un film sur la vie des castors d’Orbe nous met en appétence à l’idée d’aller sur leurs traces le long du Chemin des Présidents. Une famille castor y a élu domicile, sur un territoire d’environ un kilomètre.

Des traces, il y en a! Certaines sont discrètes, comme des branches rongées ou un passage sur la rive, et d’autres, comme les huttes ou les arbres abattus, sont plus visibles. Cette fois, nous n’avons vu personne de la famille castor d’Orbe (qui se compose de quatre petits et deux adultes), mais quelques belles libellules nous ont gratifié de leur présence colorée. Seul bémol finalement : le peu de visiteurs.

Tout l’été, touristes et habitants de la région peuvent profiter des visites proposées par l’Office du Tourisme d’Orbe et l’Association Patrimoine au fil de l’eau. Découverte de la ville, des mosaïques romaines ou du patrimoine économique et technique du Moulin Rod sont au programme. Le détail des visites est disponible à l’Office du Tourisme ainsi que sur leur site internet.

Cette réunion a été bien suivie et les propositions n’ont pas manqué.

Orbe: l’heure de rénover

Une soixantaine de personnes ont répondu à l’invitation de l’équipe d’Agenda 21 à propos du bâtiment de tête de la cantine du Puisoir dont l’état se dégrade. Construite en 1850, cette construction en dur a servi de stand de tir (!) puis d’habitation avant d’être réduite à des affectations secondaires. Aujourd’hui, son état inspire quelques inquiétudes aussi bien à l’intérieur qu’au niveau de la toiture. Au point qu’il est devenu nécessaire de s’en préoccuper sérieusement. Avant de créer des groupes de travail, le municipal Henri Germond a précisé que la zone du Puisoir est inondable et qu’elle avait fait l’objet d’une motion dite « batignolesque ». Rien n’a été fait toutefois puisque le Plan Partiel d’Affectation (PPA) est toujours entre les mains de l’Etat de Vaud et ne permet pas à la commune d’entamer de quelconques travaux.

Des propositions culturelles

Les participants ont d’abord fait des propositions diverses en fonction de leurs intérêts. Il a été question de salles de répétition pour les sociétés chorales et de musique, d’un lieu pour les réunions et assemblées des sociétés, de la création d’une auberge de jeunesse, d’une maison de la nature ou de la culture. Des revendications plus spécifiques ont été suggérées comme la création d’une école du cirque, de danse, de théâtre, d’une ludothèque, d’ateliers créatifs avec possibilité d’exposer les travaux d’artistes ou d’un café-théâtre. Il a été relevé aussi que la zone comporte les installations sportives. Des vestiaires font cruellement défaut aux footballeurs et il a été suggéré de les aménager aux abords de la cantine, côté rivière.

Demande d’espaces

Dans un deuxième temps, il a été demandé d’imaginer l’utilisation du bâtiment. Il en est ressorti que les participants se sont montrés prudents vis-à-vis du rez-de-chaussée en fonction du risque d’inondation quand bien même les alertes ont été très rares, ces dernières années. Sa complémentarité avec la cantine a été relevée. Au premier étage, il est souhaité que la surface soit modulable et à disposition des sociétés locales ou de la ludothèque. Enfin, les combles devraient accueillir les répétitions de musique et les assemblées. Enfin concernant l’extérieur, il a été fait vœu qu’une place de jeux pour enfants, comme un boulodrome ou une place de pique-nique prennent place à proximité de l’ancienne « plage » d’Orbe qu’il faudrait réaménager.

L’exercice était intéressant et a permis aux présents de faire état de leurs vœux. Dans les discussions qui ont suivi cette réunion, le problème de la convivialité est revenu et les autorités communales devront veiller à ce que le centre-ville demeure le nœud névralgique de la localité si Orbe veut demeurer attractive et animée.

Orbe: quel centre ville voulons-nous?

C’est la question principale qui anima les ateliers Agenda 21 sur le centre ville. Mardi 1er mai un groupe de commerçants s’est réuni, à la demande de la Municipalité, à l’Hôtel de Ville pour prendre connaissance des projets retenus, et envisager la suite.

Quatre projets, portant les numéros 2, 4, 5 et 7, que vous pouvez trouver sur le site de la commune d’Orbe (www.orbe.ch rubrique Agenda 21), ont fait l’objet d’un bref rappel et surtout de la constitution de groupes de travail pour les concrétiser. Il s’agit notamment de mettre en place un caddie tournant au centre ville, dans le but de se faire porter ses commissions jusqu’au parking, ou éventuellement à domicile.

Un autre projet était que les commerçants fassent des actions communes lors des fêtes ou manifestations urbigènes. La SICUP a déjà pris les devants puisqu’une séance avait réuni les commerçants du centre et qu’il a été décidé d’ouvrir non-stop le samedi, et de faire un «marché des commerçants» les premiers samedis du mois, de mai à septembre. L’objectif est que les commerces puissent «déborder» de leurs échoppes pour investir l’espace public.

Reste encore à travailler sur les projets de carte de fidélité commune aux petits commerçants, ainsi que d’un carnet de bons de réduction à découper, pourquoi pas sur une page de votre journal.

La seconde partie de la soirée concernait le projet de mise en valeur du centre-ville, de son patrimoine architectural et de sa capacité à accueillir des manifestations. L’architecte Michel Lardieri présenta une variante d’aménagement de la Grand-Rue. Soulignant le caractère commerçant de cette rue, M. Lardieri proposa de libérer une partie de l’espace prévu pour le stationnement et de le mettre à disposition des commerces et terrasses.

Supprimer des places de parc suscite toujours quelques réticences chez certains commerçants. Après discussion, il a été envisagé que cette variante puisse être retenue pour la période estivale. L’idée est encore à affiner, mais un consensus ne semble pas impossible à trouver une fois les travaux de la Grand-Rue terminés.

Image: © dmarch group

Hugues Schertenleib, Pierre Mercier, Claude Recordon, Henri Germond, les 2 collaboratrices de Green Team.

Aménagement de la place du Marché: plusieurs idées retenues

Hugues Schertenleib, Pierre Mercier, Claude Recordon,  Henri Germond, les 2 collaboratrices de Green Team.

Hugues Schertenleib, Pierre Mercier, Claude Recordon, Henri Germond, les 2 collaboratrices de Green Team.

Lundi soir s’est tenue la réunion clôturant la série d’ateliers participatifs, Agenda 21, en présence de toute la Municipalité, au sujet de l’aménagement du centre ville d’Orbe et plus particulièrement de celui de la place du Marché.

Pas de décisions à ce stade

Cette quatrième rencontre s’intitulait «décisions de la Municipalité», mais à ce stade rien n’avait été arrêté. Etant donné que la réfection de la place du Marché avait déjà passé devant le Conseil communal, il faut recommencer tout le processus et représenter un projet. La soirée a plutôt été consacrée à un échange entre la Municipalité, qui a donné son point de vue à propos des propositions faites dans les ateliers et les participants qui ont posé des questions et fait des remarques.

Lors de la troisième rencontre, on avait planché sur les aménagements de la place du Marché, sept groupes avaient été constitués selon leurs affinités par rapport à la voiture: statu quo par rapport aux places de parc et au trafic, réduction des places de parc, suppression des places de parc mais transit permis et enfin zone complètement piétonne.

Circulation et stationnement maintenus

Ce sont surtout Henri Germond, parlant aussi au nom de Jacques-André Mayor, malade, et le syndic Claude Recordon qui se sont exprimés. Après une brève introduction, tous les projets des troisièmes ateliers ont été passés en revue et commentés. La Municipalité s’est dite positivement surprise par l’enthousiasme et le nombre d’idées produites. Les projets avaient été classés selon leur popularité, (à la fin de chaque atelier les participants votaient pour les meilleurs projets). Le projet préféré, le numéro 8, a aussi séduit Claude Recordon qui va étudier la possibilité de mettre une tente amovible lors de manifestations, mais la verdure ne le convainc pas, la place étant très minérale; la proposition d’un revêtement plus régional, comme du calcaire, est difficile à appliquer, il est plus fragile et ne conviendrait pas du tout à la circulation.

Zone 20 km/h.

Pierre Mercier a rappelé qu’il a déjà été décidé de faire une zone 20 km/h. sur la place du Marché et la Grand-Rue et éventuellement la rue Centrale; cela implique la priorité absolue aux piétons et il n’y aura plus de trottoirs ni de passages piétons. Le syndic a rappelé aussi que le principe de voirie mixte (piétons et voitures cohabitant) avait déjà été proposé mais cela paraissait tout à fait incongru à l’époque et il est content de voir que les mentalités ont évolué. L’idée de promouvoir les mosaïques au centre lui a également plu, mais pas sous la forme proposée (une mosaïque au sol), il envisagerait plutôt une signalétique verticale. Il a souligné que le mobilier urbain imaginé (bacs à fleurs, banc...) est envisageable dans tous les cas de figure, car il est simplement posé après.

Beaucoup de questions ensuite sur l’avenir des projets ont été posées, un grand nombre de personnes présentes étaient perplexes sur l’utilité des ateliers, vu que le projet avait déjà passé devant le Conseil communal... Cependant, Henri Germond a assuré que tout était possible, même si son collègue aurait aimé que les travaux commencent au plus vite. Il faut repasser devant le Conseil avec de nouvelles propositions qui annulent celles prises précédemment.

Le choix du revêtement a également soulevé plusieurs interrogations, des tests vont d’ailleurs prochainement être faits : on va mettre des dalles au milieu de la circulation pour contrôler leur résistance. Et même s’il a pratiquement déjà été choisi, en repassant devant le Conseil tout peut être remis en question.

Nouvelles vieilles idées

Les résultats du deuxième atelier ont ensuite été commentés par les municipaux. Claude Recordon a relevé que plusieurs manifestations ou associations proposées avaient déjà existé et qu’il faudrait les réactiver. Il a rappelé que la SICUP, avant, était partagée en deux sections : l’industrie et le commerce ce qui était plus approprié à son avis, ces deux sections n’ayant pas les mêmes intérêts.

Le concours: «Orbe, ville fleurie» a aussi déjà eu lieu mais la personne organisant cette manifestation n’a jamais trouvé de successeur. Le syndic a encore souligné que la Municipalité était prête a soutenir la plupart des projets mais l’initiative devait venir des privés, et plus spécialement des commerçants. Il a beaucoup aimé l’idée du tunnel sous la ville, dans un premier temps a déclaré que ce serait probablement pour dans une vingtaine d’années, mais suite aux arguments développés par Ernest Badertscher, ils ont convenu d’un rendez-vous pour une première discussion. Les discussions se sont poursuivies de manière informelle ensuite autour d’un petit buffet.

Les personnes intéressées par le détail de tous les projets des trois ateliers Agenda 21, les trouveront sur le site de la commune d’Orbe (www.orbe.ch), sur la page d’accueil, on trouve l’Agenda 21.

Photo Natacha Mahaim

Le centre historique d’Orbe mérite une meilleure mise en valeur.

Les Urbigènes conviés à participer à l’aménagement de leur centre-ville

Le centre historique d’Orbe  mérite une meilleure mise en valeur.

Le centre historique d’Orbe mérite une meilleure mise en valeur.

Dans le cadre de l’Agenda 21 qui a été adopté en juin 2011 par le Conseil communal d’Orbe, deux bureaux ont été mandatés pour le mettre en place et suivre le processus.

Trafic principal problème

Les bureaux «The green team», et «Green Minded», ont programmé quatre soirées pour mettre en place des ateliers de réflexion sur le centre-ville urbigène. Le premier atelier a eu lieu le 10 octobre. Après une introduction et présentation du projet par le municipal Henri Germond, les ateliers ont démarré : un état des lieux, positif et négatif a été fait par les nombreux participants et a débouché sur des propositions de projets.

L’assemblée a été divisée en trois groupes : les commerçants, les habitants du centre-ville, les autres. Ensuite chacun a travaillé en sous-groupe de 4-6 personnes autour d’une table. Les résultats ont ensuite été mis en commun. Le trafic et le problème du parcage des voitures ont été montrés du doigt par presque tous. Un centre-ville plus convivial et attractif est un thème récurrent.

Mais bien d’autres sujets ont été abordés, le manque d’infrastructure hôtelière, le manque de lieux de rencontre, le manque de verdure, le manque de mise en valeur du patrimoine... «The green team» et «Green Minded» ont aussitôt fait une synthèse de ce qui a été dit dans la soirée et l’a présentée le lendemain à la Municipalité.

Un tunnel sous la ville ?

Lors de la deuxième rencontre, il s’agissait d’être concret et de proposer des solutions aux problèmes soulevés précédemment. Les bureaux mandatés avaient trié les propositions et sélectionné les plus pertinentes. Un seul groupe a osé s’atteler au problème du trafic, qui est un vrai casse-tête à Orbe depuis des années, il a proposé de creuser un tunnel de part en part, de la gare au bas de la rue de la Tournelle; un autre groupe a proposé que le bâtiment «Gonseth» (ou la «Bonne Occase», suivant depuis quand on habite à Orbe) soit converti en maison des associations avec un bowling ou une salle de jeux au sous-sol. La bâtiment du Couvent des Clarisses (cabaret des Deux-Poissons) mériterait d’être réhabilité, par exemple en auberge de jeunesse. Des propositions pour apporter plus de verdure ont aussi été présentées.

Un système de caddies tournant, ou tractés par un vélo a aussi été imaginé pour transporter les courses jusqu’au parking. Il y a encore deux soirées, le lundi 31 octobre, qui sera plus précisément consacré à l’aménagement de la place du Marché. Tout le monde est invité, même si vous n’avez pas participé aux autres ateliers. Enfin le 21 novembre, la Municipalité viendra donner son avis sur les projets présentés et les aménagements retenus pour le centre-ville.

L’Agenda 21 est un plan d’action pour le 21e siècle visant l’application d’un développement durable, guidé par une vision à long terme.
Il a été adopté par 173 nations lors du sommet (ONU) de Rio en 1992.

Photo Natacha Mahaim