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Le bâtiment en réfection de la Croix d’Or orné de ses publicités multiples.

Ballaigues: Zone réservée refusée par le Conseil

Placé sous la présidence de Samuel Maillefer, le délibérant ballaigui a sans doute voulu marquer politiquement sa défiance et son désaccord avec la politique cantonale en matière d‘aménagement du territoire, singulièrement celle du Service du développement territorial (SDT), « qui manque de vision d’ensemble adaptée à la situation actuelle – ne connaît pas mieux l’aménagement du territoire que lui-même, géomètre officiel depuis 40 ans – ne sait jouer du cor de chasse. Un SDT qui ne réfléchit qu’avec une calculette en mains, quand ce ne sont pas avec de simples tableaux Excel » s’est exclamé le conseiller Raymond Durussel dans une philippique qui a dû faire siffler quelques paires d’oreilles du côté de Lausanne. Ceci au moment de traiter le préavis municipal proposant la création d’une zone réservée sur tout le territoire communal pour une durée de 5 ans.

Une mesure qui interdit le dépôt de toute nouvelle demande de permis de construire des logements sur le territoire communal. En acceptant ce projet, vous prenez la responsabilité locale de dépouiller les propriétaires d’environ 10 millions de francs de patrimoine, avec les 60 000 m2 de surface excédentaire que de toute façon la commune devra dézoner au terme d’un processus qui ne manquera pas de créer oppositions et procédures administratives et judiciaires interminables.

« Laissez donc le canton omniscient se débrouiller directement avec ce dossier, puisque de toute façon il n’en fait qu’à sa tête » a ajouté l’intervenant, qui a encore fustigé l’application dogmatique et bornée que font les fonctionnaires du SDT des dispositions légales de la LAT et de la LATC. Un service qui ne cesse aussi de se faire corriger par le Tribunal cantonal (Cour de droit administratif et public) au terme de coûteuses procédures pour les propriétaires et le contribuable ou fait déjà figurer la zone réservée de Ballaigues en rouge sur le site géomatique du canton, ceci depuis juin 2017 et avant même la décision de ce soir.

L’Exécutif tient à son projet

Au nom de l’Exécutif, le syndic Raphaël Darbellay a rappelé que la LAT avait été largement acceptée par le peuple suisse en mars 2013, sauf à Ballaigues il est vrai. Il a vanté les avantages de la zone réservée en matière d’égalité de traitement et de clarté et insisté sur le risque de guerre ouverte avec le canton en cas de refus. Une guerre qui pourrait signifier la nécessité de trouver de nouveaux municipaux pour la mener. « Une guerre qui pourrait aussi se dérouler entre voisins propriétaires, ce qui ne serait pas mieux » a relevé Pierre-Luc Maillefer. Au vote final exécuté à bulletin secret, la zone réservée a été rejetée par 12 voix contre 9 et 5 abstentions.

Comptes 2017 bénéficiaires

Les comptes 2017 ont été déposés et présentés par l’Exécutif. Ils font ressortir un solde bénéficiaire de l’ordre de Fr. 103 000.– sur un total de recettes et dépenses avoisinant les 7.5 millions de francs. Des comptes jugés une nouvelle fois excellents et qui sont affectés par des variations importantes de l’impôt sur les sociétés.

Camille Krafft au coeur de Romainmôtier

Romainmôtier: Médias, distinction prestigieuse

Chaque année depuis 1987, le Prix Jean-Dumur récompense un(e) journaliste pour la qualité de son travail, pour son talent et son courage. Il a été attribué la semaine passée à Camille Krafft, journaliste au Matin Dimanche. La lauréate de 41 ans demeure à Romainmôtier avec son compagnon et leurs deux enfants. Elle a débuté dans le métier par un stage à 24 Heures, précédé d’une période de piges pour le compte du même quotidien, au sein de la rubrique lausannoise. Elle avait préalablement étudié le russe, l’espagnol et l’histoire à l’Université de Lausanne.

Depuis plus de 10 ans, elle œuvre pour le Matin Dimanche. Camille Krafft a accepté de rencontrer l’Omnibus à qui elle a confié que l’attribution de ce prix avait été une surprise totale. Au point d’avoir même cru que celui qui lui a annoncé la nouvelle s’était trompé de numéro. Elle est honorée et encouragée par cette distinction qui vient de ses pairs.

Un hommage pour un genre journalistique qui lui correspond particulièrement et dans lequel elle excelle: le reportage «long format» dont deux enquêtes parues, l’une sur l’accueil d’une famille de réfugiés irakiens en Pays de Vaud pour lequel elle a commencé par s’investir personnellement, avant de raconter ce parcours sinueux et marqué par le drame humain. La deuxième enquête a porté sur la déconfiture de la start-up vaudoise Swiss Space System – un sujet «mettant en avant nos petits complexes de Suisse et des failles à tous niveaux» selon son auteur. A la question de l’influence de maîtres dans son travail, elle relève celui de son maître de stage Alain Walther, qui couvrait pour 24 Heures la vie quotidienne d’un seul quartier de Lausanne, celui du Maupas comme hyper-localier.

En forme de conseils à ses jeunes collègues, Camille Krafft croit avant tout à la présence sur le terrain, toujours avec le recul nécessaire à un traitement indépendant des sujets. Mais avec l’empathie nécessaire à saisir l’humain et le temps indispensable pour le comprendre. Elle compte dans sa besace nombre d’autres projets de reportages «long format», un format qu’elle apprécie par exemple dans la Revue «XXI» et qu’elle a utilisé en sa qualité de cofondatrice de la revue «Ithaque». Elle pense, lucide, que l’avenir de la presse en Suisse passe en priorité par celui du métier de journaliste plutôt que par celui du support sur lequel le message est délivré.

Bonne année !

Nos meilleurs voeux pour 2017

Les moyens de communication modernes nous connectent quasi instantanément avec les événements planétaires. Catastrophes et attentats nous sont relatés en temps réel.

Ces communications du XXIe siècle réussissent le paradoxe de faire entrer sur nos écrans des informations précises venues d’autres continents, alors que très souvent – dans ce monde devenu très individualisé et peu solidaire – on ignore tout ou presque de ce qui se passe dans le village voisin, dans la rue voisine.

C’est le but que s’est assigné L’Omnibus dès ses débuts : relier, mettre en contact, informer sur des réalités locales telles que décisions de conseils généraux et communaux, comptes rendus de soirées en tous genres, portraits de personnes, implantations d’entreprises…

Nous espérons ainsi, chère lectrice et cher lecteur, cultiver et consolider les liens entre habitants de notre belle région.

Nos remerciements vont à toute l’équipe qui fait vivre le journal, à tous nos abonnés et lecteurs. Nos meilleurs vœux accompagnent chacun à l’occasion de la nouvelle année.

Pour le conseil d’administration de L’Omnibus
Denis Maillefer