Swissedels : onzièmes pour la dernière



«C’était sans doute la plus belle édition à laquelle nous avons participé. A défaut d’être touristique, la Guyane française possède une forêt amazonienne magnifique et en plus l’ambiance entre les filles a été parfaite, sans heurt», nous dit Claire Salzmann.

L’équipe des Swissedels de Sandra Bonvin, Isabelle Carrupt et Claire a terminé à la onzième place de cette compétition qui réunissait 76 trios de filles. «L’épreuve de canoë sur 21 km nous a parue longue et monotone malgré le paysage. Il faut avoir un mental solide pour tenir le choc.

A l’analyse, nous nous sommes dit que nous n’avions pas choisi les bons courants, raison pour laquelle nous n’avons terminé l’épreuve qu’au 26ème rang. En plus, nous avons été malchanceuses dans la course de VTT puisqu’Isabelle a déraillé et sa chaîne s’est bloquée dans le pédalier. Il a fallu aller chercher du secours et nous avons perdu beaucoup de temps dans l’aventure malgré l’aide d’un citoyen local».

Emplacement décourageant

A l’heure où les filles sont arrivées au bivouac, leur emplacement les a un peu décontenancées. «Nous nous trouvions très près de la forêt et là-bas les scarabées sont dangereux et il ne faut pas toucher les arbres car on a vite fait d’attraper de l’urticaire alors que d’autres campaient en face de la mer. En plus, nous nous trouvions à proximité immédiate des toilettes et comme ces dernières n’ont pas été vidées pendant les trois premiers jours, je vous laisse imaginer l’odeur qui régnait. Cela dit, l’organisation, sous la responsabilité de l’armée française, était parfaite.

C’est elle qui nous a finalement nourries devant les défaillances du restaurateur local. Pendant notre jour de repos, Alex Debanne et son équipe nous ont fait visiter le centre spatial de Gourou où l’on lance mensuellement des fusées Ariane et Soyouz ainsi qu’un ancien bagne puisque c’est là que la France envoyait ses prisonniers par la passé (Saint-Laurent du Maroni)».

Enrichissant

Au terme de ce troisième et dernier Raid Amazones, nos filles avouent avoir acquis une certaine expérience de vie. « C’était enrichissant à plus d’un point de vue. D’abord nous nous sommes rendu compte que nous étions capables de surmonter les difficultés qui nous étaient proposées grâce à un entraînement intensif. Ensuite nous avons vu quelques pays inhabituels (Mayotte et Sri Lanka) et la Guyane n’est pas la plus mal lotie, coincée entre le Brésil et le Surinam qui se trouve sur l’autre bord du fleuve Maroni qui fait près de dix kilomètres de large !

Comme convenu avec nos sponsors (Centre Thermal d’Yverdon et Gaznat), nous ne retournerons pas au Raid Amazones. Nous n’avons pas encore décidé ce que nous ferons ensuite. Pour ma part, je prendrai peut-être part au Gigathlon d’Olten mais pour le moment, nous digérons ces dix jours passés en Amérique du Sud.