Michael et André Roch et Patrick Fahrni enregistraient les temps à l’arrivée.

Vaulion: géant populaire

Michael et André Roch et Patrick Fahrni enregistraient les temps à l’arrivée.

Michael et André Roch et Patrick Fahrni enregistraient les temps à l’arrivée.

Il faisait plutôt froid au pied des pistes de la Dent de Vaulion en ce dimanche matin. Le brouillard refusait de laisser sa place au soleil comme ce fut le cas la veille, lors du Super G. 78 concurrents s’étaient inscrits pour prendre part à ce géant qui a causé bien des problèmes, notamment dans le mur final où une porte bleue en dévers a surpris plus d’un skieur. Si le meilleur temps du Super G a été signé par Vincent Hiltbrand (Nidau), c’est Vincent Zimmermann (Premier) qui a imposé sa loi le dimanche en même temps qu’il a profité des chutes ou des abandons de certains favoris. Si les enfants participent pour le plaisir, les plus anciens sont là pour la gagne. Engoncés dans des combinaisons devenues trop étroites avec le temps, ils ne manquaient pas de délibérer sur le tracé qu’ils avaient plus ou moins maîtrisé.

Un Ski club en bonne forme

Sur le bord de la piste, la présidente du SC Vaulion, Valérie Meyer, se félicitait de la belle participation enregistrée lors du Derby de la Vallée de l’Orbe, deux semaines auparavant, puisque près de 200 personnes ont participé à cette compétition. Elle imaginait que la température comme la grippe avaient dû retenir plus d’un athlète, dimanche dernier. En plus, les épreuves de vitesse intéressent davantage les jeunes. Il n’empêche que sa société se porte bien avec 120 membres. Personne ne peut oublier les belles années (début 2000) lorsque le club organisait encore des concours de saut à skis. On se souvenait notamment d’un excellent vin chaud, servi en 2004, qui avait mis à mal les organismes des membres, mais pas leur bonne humeur. Malheureusement, les nouvelles normes de la Fédération suisse de ski n’ont plus permis au Ski Club de mettre sur pied des compétitions de saut.

Rappeler Morisod

A l’heure où la descente féminine des championnats du monde de Schladming se déroulait, les participants n’étaient pas trop abattus par les résultats moyens de notre équipe nationale masculine, cette saison. Jonathan Reymond (Vaulion) et Alain Salzmann (La Praz) considèrent que c’est le mental qui manque à nos athlètes, alors que Benoît Fahrni (Premier) pense lui que nous n’avons plus de leaders capables de tirer l’équipe vers le haut. Il conclura que la Suisse doit vite faire des propositions à Patrice Morisod, cet entraîneur helvétique qui fait le bonheur des Français, pour retrouver des couleurs.

Photo Pierre Mercier