La cérémonie de remise du dan. Photo Arnaud Vernay

Sixième dan de judo pour une Urbigène

La cérémonie de remise du dan.     Photo Arnaud Vernay

La cérémonie de remise du dan. Photo Arnaud Vernay

En début d’année, Astrid Schreiber a reçu un 6e dan de judo (qui vont jusqu’à 10). Jusqu’à 5, ils sont attribués, comme les ceintures, après un examen; ensuite c’est plus honorifique et dépendant du parcours sportif.

Non, pourtant Astrid Schreiber n’est pas tombée dedans toute petite, ce n’est qu’à 14 ans qu’elle a découvert ce sport aux «sportsfacs» au collège à Morges où elle était scolarisée. Elle l’a tout de suite adopté, le mélange équipe et individuel lui plaisent beaucoup.

Championne internationale

Elle est assez modeste et ne se vante guère de ses exploits. Pourtant son parcours est assez exemplaire. Elle a gagné de nombreux championnats suisses, mais dit-elle, cela ne compte pas car il n’y a pas une grande concurrence. Elle a aussi gagné les Open de Grande-Bretagne en 1981 et ceux d’Espagne en 1982. Elle était alors étudiante en sciences naturelles à Lausanne, branche qu’elle enseigne actuellement au collège à Orbe.

Sa «carrière» s’est arrêté en 1986; elle ne savait pas très bien si elle allait continuer, lorsqu’un accident du ligament croisé du genou a un peu forcé sa décision. Mais elle continue sa collaboration en qualité d’intervenante auprès de l’association suisse. D’autre part, elle continue les entraînements au Judo-Club de Morges qu’elle apprécie particulièrement pour sa bonne organisation et y donne des cours pour adultes. Elle pratique également du Jiu-jitsu à Epalinges.

En judo, tout est très rituel et codifié. Sur la photo, on la voit à la cérémonie de la remise de la ceinture, lors de laquelle elle a eu d’abord beaucoup de peine à sortir la ceinture du carton, puis également de la difficulté à la nouer correctement car les ceintures neuves sont horriblement rigides. Maintenant, lorsqu’elle donne des cours elle doit porter sa nouvelle ceinture rouge et blanche, mais si elle suit un cours elle met la noire...

Photo Arnaud Vernay