Xavier Margairaz: de Zürich à Sion

Vous l’avez appris par la presse quotidienne, le Valérien a décidé de changer de club à l’intersaison. Xavier Margairaz jouera désormais pour le FC Sion. L’Omnibus lui a demandé les raisons de ce transfert.

– Le FC Zürich est enfin de cycle. Plusieurs joueurs sont partis ou s’en iront (Rodriguez, Djuric, Leoni, etc). Comme Christian Constantin m’a proposé un contrat de trois ans et demi, je n’ai pas manqué l’opportunité de venir dans un club qui joue très bien au football. C’est aussi l’occasion de jouer aux côtés d’Arnaud Bühler que j’ai côtoyé lors de mes premières années de junior.

L’acclimatation en sera d’autant plus facilitée. Cela impliquera également un déménagement car notre famille (Madame et leurs deux enfants Noa et Ruben) est installée dans le canton de Schwyz et je ne pouvais pas envisager de demeurer en Suisse Centrale. C’est la raison pour laquelle nous cherchons quelque chose en Valais.

– Le FC Sion a été rétrogradé à la dernière place du classement après le retrait de 36 points après ses démêlés avec la FIFA. C’est dire que les ambitions seront limitées?

– C’est vrai que la situation est particulière car Sion était en train de jouer pour le titre avec Bâle et Lucerne et que nous retrouvons au dernier rang, menacé de relégation. Ce contexte est donc particulier mais dans le club, on espère bien récupérer des points sur le tapis vert car il est dit dans les règlements de l’ASF que l’on peut au maximum soustraire douze points à un club qui aurait fauté. On espère tous que la Swiss Football League reviendra en arrière.

Cela dit l’ambiance est bonne parmi les joueurs qui ne s’affolent pas car il y a six mois qu’ils vivent ces différentes péripéties. Quoiqu’ils arrivent, ils comptent beaucoup sur la Coupe pour démontrer de quoi ils sont capables.

- Vous avez joué durant plusieurs saisons à Neuchâtel. On imagine que la disparition de Xamax de l’élite de notre football doit vous toucher ?
Evidemment et je pense très fort à Gilbert Facchinetti qui est l’âme de ce club. Je suis très triste pour lui d’abord. Mes pensées vont aussi aux joueurs et aux supporters. J’espère que tous les gars retrouveront de l’emploi car leur famille en dépend.

Comme vous le savez, l’équipe se trouvait à Dubai lorsque la nouvelle est tombée et mes collègues n’auront pas beaucoup de temps pour trouver de l’emploi puisque le championnat recommence dans une semaine. Ce retrait de licence est d’autant plus malheureux que Xamax avait effectué un bon premier tour avec son armada espagnole.

A dire vrai à Zürich, il y a plus deux mois que l’on disait que Xamax ne disputerait pas le deuxième tour. J’avais de la peine à y croire mais le football suisse passe malheureusement par des faillites comme certaines firmes de l’économie. Si vous n’avez pas un mécène comme Christian Constantin, il est dur de faire face. Du reste, le football européen est sorti de la logique et les sommes de transfert ou les salaires sont irréels au plus haut échelon.

– Vous rentrez d’un camp d’entraînement en Tunisie. Comment cela s’est-il passé et qu’espérez-vous de votre passage en Valais?
– Nous avons eu des conditions particulières. Sur le plan de la météo, le thermomètre a oscillé entre 15 et 20 degrés mais le soleil n’était pas là tous les jours. Puis, nous avons logé dans un hôtel immense qui logeait des officiers lybiens qui attendaient de retourner dans leur pays.

Cette cohabitation était pour le moins curieuse et la qualité de l’hôtel en souffrait. Enfin, sur un plan personnel, j’espère bien retrouver la grande forme à Sion car je sais qu’Ottmar Hitzfeld compte encore sur moi. Alors j’espère bien retrouver le maillot de l’équipe nationale car à 28 ans, ma carrière est loin d’être terminée.