Les amis en tandem (R. Weissbrodt et J. Lasserre)

Wysam 333: montagneuse et sous la pluie

Les amis en tandem (R. Weissbrodt et J. Lasserre)

Les amis en tandem (R. Weissbrodt et J. Lasserre)

Il fallait être courageux pour se présenter au départ de cette course, un dimanche matin à 4 h. 30 avec des prévisions météorologiques qui n’encourageaient pas à se lever aux aurores. Ils n’étaient qu’une trentaine à être présents aux ordres de Lionel Favre, le nouvel organisateur chef de cette balade pour cyclotouristes.

Par bonheur, le ciel se montrait clément à l’heure des premiers coups de pédale et la bonne humeur régnait chez les cyclistes parmi lesquels on notait la présence de Summer Nesrallah, une Canadienne d’Ottawa qui se demandait jusqu’où irait sa résistance et qui figurera parmi les 17 concurrents qui ont effectué la totalité du parcours malgré la pluie qui a fait son apparition au milieu de l’épreuve alors qu’une quinzaine de participants se sont arrêtés après 222 km. Parmi eux le trio formé de Jean-Jacques Desponds (73 ans), Pierre-André Aubert et Michel Favre qui ont roulé de concert d’un bout à l’autre de l’épreuve.

Un trio pour un duo final

Cette espèce de course d’orientation faisait halte à Payerne, à Moléson-Village, au col des Mosses, à Châtel Saint-Denis, à Orbe (222 km) puis au Sentier et à Champagne pour rallier le Puisoir, terme des 333 km.. Un parcours plus difficile que présenté, puisque le dénivelé dépassait les 2800 mètres annoncés. Toutefois, aucun abandon n’a été enregistré malgré les difficultés et il a fallu donner des sels aux coureurs au passage des Mosses à cause de la moiteur de la température.

Un trio a passé l’essentiel de la course en tête, mais Marc Künze (Chavornay) a lâché prise du côté de Montreux après avoir suivi l’ancien amateur élite Michael Randin (Orbe), qui a souffert dans la montée sur Châtel Saint-Denis avant de finir aisément, et un spécialiste de la Wysam, Jean-Claude Rey d’Yvonand, duo qui finira main dans la main cette balade au long cours.

Tandem de l’amitié

Deux participants avaient choisi d’effectuer le parcours en tandem pour éprouver leur amitié. «Nous ne nous sommes pas engueulés, ce qui prouve que nous sommes bien de véritables amis depuis notre enfance. Cependant j’avoue que je ne renouvellerai pas l’expérience puisque ce genre de cycle n’offre pas la liberté espérée puisqu’il est plus lourd à manoeuvrer et son manque d’inertie est contrariant», nous disait Julien Lasserre d’Orny. Son camarade, Renaud Weissbrodt d’Yverdon, a trouvé pénibles les longs bouts droits comme il n’a pas vraiment apprécié le parcours trop montagneux, à son goût.

La bonne voie

A l’heure du bilan, Lionel Favre relevait que le nouveau concept a fait l’unanimité dans le peloton. «Il n’y avait pas de stress lors des ravitaillements et lors des pointages. Les coureurs ont pris leur temps et ont pu apprécier les paysages. Certains d’entre eux étaient venus en reconnaissance et ont promis de revenir l’an prochain avec des copains. Certes, le parcours était probablement un peu trop dur.

J’en tiendrai compte lors de la prochaine édition et il faudra peaufiner certains détails. Pour finir, j’aimerais remercier très sincèrement tous les bénévoles qui ont permis le bon déroulement de cette dixième édition». Quant à Samuel Wyss, le créateur de cette course, il approuvait pleinement la direction prise par la nouvelle équipe qui a transformé l’épreuve en randonnée.

Pour terminer, une expérience était menée avec deux vélos électriques. Si les testeurs se sont sentis des ailes à la Cancellara, ils admettaient les limites de ce moyen de locomotion car il a fallu quatre batteries pour faire le tour et au prix de mille francs/pièce, ils doutent de l’avenir du vélo électrique dans une telle compétition.

Photo Pierre Mercier