Danilo Wyss dans le contre-la-montre final.

Cyclisme: Danilo Wyss, son deuxième Giro

Danilo Wyss dans le contre-la-montre final.

Danilo Wyss dans le contre-la-montre final.

Le coureur professionnel d’Orbe Danilo Wyss a terminé son deuxième grand tour. Certes à près de 4 heures du vainqueur, l’Espagnol Contador, mais le Giro est désormais plus difficile que le Tour de France, surtout plus montagneux. Et l’on sait que le coureur de la BMC n’aime pas particulièrement les bosses.

«J’ai particulièrement souffert lors de l’étape la plus pentue dans la mesure où on a franchi 6’000 mètres de dénivellation, à la fin de la seconde semaine. Envers et contre tout, je n’ai pas songé à abandonner car, au fil des kilomètres, je me sentais un peu mieux après avoir entamé la journée malade. De toute manière lorsque l’on se trouve dans le gruppetto (le peloton de fin de course), rien ne sert de se violenter. Que l’on ait 42 minutes de retard ou 37, cela ne change rien, l’essentiel étant de finir dans les délais. En roulant ainsi, on veille tout simplement à ne pas s’épuiser si l’on veut tenir les trois semaines de course».

Manger des pâtes

«L’enseignement que j’ai retenu de cette deuxième grande campagne tient dans l’équilibre de l’alimentation. Sur le vélo, on dépense 4000 à 5000 calories par étape. Or, il faut les compenser, soir et matin, en mangeant surtout des pâtes et éviter l’excès de sucreries. Il est indispensable de manger beaucoup mais sans excès, bien écouter son corps», nous précise Danilo. Son équipe avait pour objectif de soutenir le Valaisan Johann Tschopp qui a fini à un honorable 16ème rang. L’Urbigène lui a dû se contenter d’être le poisson pilote du jeune Norvégien Alex Kristof (deuxième année de professionnalisme).

Danilo aurait pu se mêler au sprint qui a permis au Britannique Cavendish d’obtenir un second succès. Malheureusement, il a été entraîné dans une chute avec le Sud-Africain Hunter, qui a ruiné ses espoirs de bien figurer. Son équipe BMC était la plus jeune des formations engagées sur ce Tour d’Italie. Elle a donc appris à faire corps puis à protéger Tschopp. Elle a eu la chance de posséder le maillot du meilleur grimpeur grâce au Suisse alémanique Kohler, durant la première semaine.

Même essence que nous ?

A propos du succès d’Alberto Contador, Wyss reconnait que le peloton souhaite savoir si l’Espagnol est propre ou pas. Son succès ne se discutant pas sur ce Giro, les professionnels aimeraient être sûrs que l’homme qui les domine, dispose de la «même essence» qu’eux. Après ce tour, Danilo a récupéré pendant une semaine avant de reprendre la route de l’Italie pour le Tour de Toscane et cela dans la perspective des championnats de Suisse, qui se disputeront à Kirchdorf, là où il était devenu champion de Suisse cadet.

Joli souvenir mais notre pro espère surtout que le maillot de champion national viendra recouvrir les épaules d’un coureur de son équipe BMC.

Photo Pierre Mercier