De face Stéphane Costantini, vice-président du Conseil d’administration en discussion avec un actionnaire (de dos) et Juliane Hilpertshauser, présidente du Conseil.

UMV : une année difficile mais profitable

De face Stéphane Costantini, vice-président du Conseil d’administration en discussion avec un actionnaire (de dos) et Juliane Hilpertshauser, présidente du Conseil.

De face Stéphane Costantini, vice-président du Conseil d’administration en discussion avec un actionnaire (de dos) et Juliane Hilpertshauser, présidente du Conseil.

Depuis de nombreuses années, la fin du mois d’octobre à Vallorbe est marquée par la tenue de l’Assemblée générale ordinaire des actionnaires des Usines Métallurgiques de Vallorbe SA (UMV). 2010 ne devait pas faillir à la tradition et c’est donc samedi passé que s’est tenue la réunion annuelle en question.

Un évènement que certains attendaient non sans une certaine impatience, si l’on tient compte des difficultés que l’entreprise a traversées récemment, elle qui a même dû faire appel aux prestations du chômage partiel et à des licenciements toujours douloureux sur le plan humain. Les visages semblaient plutôt sereins peu avant l’ouverture officielle des débats, tant au niveau de la direction qu’au niveau du personnel venu y prendre part. Un signe plutôt positif.

Un exercice encore difficile mais profitable

Même si les conséquences de la crise se font encore sentir sur les résultats de l’exercice 2009-2010, on doit noter la très nette reprise constatée. Alors que l’exercice précédent s’était soldé par une perte, la période se terminant au 20 juin 1010 fait apparaître un bénéfice opérationnel très confortable.

Sans doute nos distributeurs ont-ils dû reconstituer leurs stocks pour pouvoir répondre à une demande à nouveau croissante des clients» expliquait le directeur Bruno Jouan dans sa revue des chiffres annuels. A relever aussi que l’entreprise ne souffre presque pas de la différence de change entre franc suisse et euro «essentiellement car nous facturons en francs suisses et que nos coûts sont aussi exprimés dans cette monnaie», aux dires toujours de Bruno Jouan.

Qui tenait cependant à souligner que de tels effets résultant des taux de change pourraient peut-être intervenir durant l’exercice 2010-2011, compte tenu des fluctuations considérables qui ont lieu actuellement à ce niveau.

Consolider la caisse de pensions

Les UMV possèdent leur propre caisse de retraite qui est aussi l’une des plus anciennes entités de ce type encore en activité. Comme beaucoup d’autres, cette caisse a souffert de la baisse générale des rendements des papiers-valeurs et se trouvait sous-capitalisée. Grâce au bon résultat annuel, les UMV ont pu injecter dans la caisse de pensions un montant unique de l’ordre de Fr 1.4 million, ce qui redonne à son bilan un équilibre bienvenu.

Dividende, gestion du risque et nouveaux horizons

Un dividende confortable a été voté en faveur des actionnaires, signe qui ne trompe pas sur la capacité de l’entreprise à générer du profit. Ses liquidités en fin d’exercice excédaient le chiffre de 9 millions. A côté de toutes ses autres tâches, la direction s’est astreinte durant l’exercice à recenser et analyser l’ensemble des risques de l’entreprise.

Les actionnaires ont également revu les statuts de façon à permettre des acquisitions ou investissements dans des domaines qui ne seraient pas rigoureusement identiques à ceux des UMV, «sans pour autant que de projets concrets existent actuellement dans ce domaine», précisera en fin de séance la présidente du Conseil Juliane Hilpertshauser.

Photo Olivier Gfeller