De gauche à droite Rosa Boffa directrice de la Banque Raiffeisen d’Orbe, Charles Monnier président du Conseil d’administration et la notaire Laure Thonney, de la Sarraz.

Naissance de la Banque Raiffeisen Mont-Aubert – Orbe

De gauche à droite Rosa Boffa directrice de la Banque Raiffeisen d’Orbe, Charles Monnier président du Conseil d’administration et la notaire Laure Thonney, de la Sarraz.

De gauche à droite Rosa Boffa directrice de la Banque Raiffeisen d’Orbe, Charles Monnier président du Conseil d’administration et la notaire Laure Thonney, de la Sarraz.

Ce ne sont pas loin de cinq cents personnes qui ont rejoint jeudi soir passé le V Center de Vallorbe à l’occasion de l’assemblée générale de la Banque Raiffeisen d’ Orbe. Avec, entre autres, l’occasion unique de pouvoir se prononcer définitivement sur le projet de fusion proposé par les organes de la Banque et ceux de leurs homologues du Mont-Aubert.

Une fusion nécessaire

Même si les dirigeants de la banque Raiffeisen d’Orbe ont tenté de justifier leur fusion par une synergie profitable et un moyen de consolider une profitabilité, ils ont rappelé que ce mouvement avait été initié par eux-mêmes: des coûts qui augmentent, des marges qui se rétrécissent sur le cœur du business qu’est le crédit, une marge de manoeuvre  globale qui diminue, le tout sur fond de sortie de crise économico-financière, de taux d’intérêt très bas et de concurrence de plus en plus agressive sont autant de facteurs qui ont plutôt dicté la solution proposée que de la présenter comme une alternative.

Ceci dit, la nouvelle banque aura un total de bilan de l’ordre de Fr. 540 millions, avec la perspective d’atteindre le milliard de francs dans quelques années et de devenir « un établissement bancaire standard » au sens de la réglementation croissante de la FINMA.

Un grand souci a été porté par les dirigeants des deux entités sur l’ancrage local. Qui ne veut pas dire une agence dans chaque hameau,  mais une connaissance des clients et un suivi régulier, par la même équipe, de leurs attentes et soucis. Les points de vente actuels resteront, certains comme Vallorbe voyant leur effectif et leurs spécialités augmenter. Pour le reste, le client ne devrait pas voir de différence négative, les deux entités ayant les mêmes façons de travailler et de pratiquer leur métier.

Une direction et un conseil d’administration choisi paritairement sur les deux territoires d’action complèteront le nouvel ensemble.

Un plébiscite à Vallorbe

Seul un sociétaire a posé une question, alors que la parole était offerte à celles et ceux qui le souhaitaient. Le nombre de voix présentes à Vallorbe s’élevait à 435 et c’est par 417 voix que la fusion a été acceptée, avec 10 oppositions.

Même accueil à Sainte-Croix

Les jours se suivent et se ressemblent. C’est à la quasi unanimité que les quelques 530 sociétaires de la Banque Raiffeisein du Mont-Aubert présents le vendredi 25 mars à Sainte-Croix ont eux aussi approuvé la fusion.

C’est donc une entité regroupant un territoire de près de 35 000 habitants qui sera maintenant desservie par une banque unie et renforcée.

Photo Olivier Gfeller