Pierre Dumartheray

A.G. de l’AVO: un dividende de Fr. 4.–

Pierre Dumartheray

Pierre Dumartheray

Conduite par le président du conseil d’administration, Maurice Faucherre, cette assemblée a permis de constater la bonne santé de la société. Elle a bouclé l’année 2010 avec un bénéfice de Fr. 31 776.– après des amortissements pour Fr. 637 034.–

Un dividende de quatre francs sera distribué aux porteurs d’actions. Au cours de l’année dernière, l’AVO a acquis un camion 4 essieux pour Fr. 215 000.– et une balayeuse pour Fr. 165 000.– alors qu’elle est en train de faire l’acquisition d’un autre camion de plus d’un demi-million de francs!

Chauffeurs bon marché

Jean-Daniel Faucherre, vice-président de l’ASTAG (Association Suisses des Transporteurs routiers), a fait savoir que la tâche des routiers suisses se complique singulièrement sur le marché européen.

La faute à des salaires particulièrement bas des chauffeurs de l’Est qui parcourent les routes du continent pour 500 euros par mois tandis que leurs collègues helvétiques touchent autour des 5000 francs mensuels. Cela dit, le trafic de proximité se porte encore bien dans notre pays grâce à la bonne santé du domaine de la construction.

Grâce aux transports scolaires

Pour ce qui est du trafic passager régional, l’abandon du Publicar, au 11 décembre prochain, impose d’améliorer certaines lignes. L’AVO exploite encore les courses entre Arnex et Baulmes et entre Orbe et Vallorbe, quatre fois par jour dans les deux sens. Un trajet supplémentaire devrait améliorer ces dessertes à l’avenir. Il faut savoir que ces services sont encore rentables grâce aux transports des écoliers.

Questionné à propos du bus qui s’arrête à Ballaigues lors de la dernière course de la journée, aux environs de 20 h., Pierre Dumartheray admet que cette mesure a été prise en fonction de l’absence de correspondance à la gare de Vallorbe. Il ajoutait même que le chauffeur a l’ordre de s’arrêter et de revenir au garage des Ducats, en cours de route, si plus aucun passager ne se trouvait dans le bus, lors de cette dernière course de la journée.

Enfin, la société est intéressée par le transport urbain que la ville d’Orbe voudrait mettre en place. Elle fera acte de candidature et, si la commune choisit sa société, il faudra faire l’acquisition d’un minibus de 13 à 15 places, probablement à gaz, avec l’engagement d’un chauffeur et demi pour assurer le service, six jours sur sept puisqu’il n’y aura pas de course le dimanche.

Photo Pierre Mercier