Robert Graf en compagnie du syndic Claude Recordon.

Robert Graf a 90 ans: un banquier pas sans intérêt

Robert Graf en compagnie du syndic Claude Recordon.

Robert Graf en compagnie du syndic Claude Recordon.

La visite qu’a effectuée le syndic Claude Recordon à M. Robert Graf au ch. des Vignes à l’occasion de son 90e anniversaire se voulait tout aussi amicale qu’officielle puisque le premier avait succédé à l’heureux nonagénaire à la tête de la Banque Vaudoise de Crédit à Orbe au milieu des années 1980. C’est dire que bon nombre d’anecdotes ont été évoquées lors de cette rencontre, mais certaines sont encore estampillées « du fameux secret bancaire!»

Le couple Graf fait partie des 3 familles urbigènes dont les deux époux peuvent célébrer cette année leur 90e anniversaire, comme M. et Mme Pierre Tosetti et M. et Mme Louis Viret.

En présence de sa femme Germaine et de ses petits-enfants, Robert a évoqué avec une retenue toute «bancaire» quelques faits de sa vie, mais avec un humour un peu british qui a peut-être dû laisser pour compte quelques clients!

Né à Vallorbe, il est tombé très jeune dans la marmite du crédit puisqu’il y a fait son apprentissage à la BCV. Et après un mariage dans cette même cité du fer, le couple déménage à Lausanne où Monsieur Graf se retrouve au Crédit Suisse pendant 6 ans, avant de s’en aller du côté de Moudon pendant 15 ans à la Banque Populaire de la Broye.

C’est dans cette localité moudonnoise qu’il se sentira le mieux intégré et cela se concrétise notamment par 8 années d’engagement au sein de la municipalité. On le retrouvera encore boursier communal de Vucherens et gérant-caissier de la société de laiterie pendant près de 20 ans.

Désigné pour reprendre la direction de la banque Union Vaudoise de Crédit à Orbe en 1970, il poussera sa nostalgie en appelant sa villa «la moudonnoise»! Il se souvient aussi avoir payé son terrain au ch. des Vignes au prix de Fr. 20.–/m2. Il restera pendant 17 ans à la tête de cet établissement devenu ensuite la Banque Vaudoise de Crédit et qu’il cèdera son poste à notre syndic. C’est depuis-là que lui manquera le contact avec les gens.

On n’en apprendra pas beaucoup plus sur les occupations annexes de Robert, si ce n’est qu’il aimait bien s’occuper de jardinage et qu’il a fait quelques voyages notamment à l’Ile Maurice, au Portugal et en Italie, de même que du côté d’Arbois en France voisine. Passablement diminué de la vue, mais pas du coude précise-t-il, il doit se contenter des informations quotidiennes à la TV; il ne souhaite d’ailleurs pas tenter une nouvelle opération car, en bon banquier, il ne veut pas «ruper son fric». Quant à sa longévité, il aime à dire «moi je suis de 1922 et il y a longtemps que ça dure».

En quittant M. Robert Graf et son épouse Germaine encore tous deux bien vaillants, on se dit que la vie a accordé à ce couple un crédit à long terme avec un très bon retour sur investissement et qu’à l’heure du bilan, tout n’est que bénéfice.

Félicitations et meilleurs vœux de santé.

Photo Paul Gremion