François de Coulon présente son cru primé

Eclépens fait bien partie des Côtes de l’Orbe AOC

François de Coulon présente son cru primé

François de Coulon présente son cru primé

L’Omnibus suit plusieurs règles de base. A commencer par celle de la couverture géographique limitée à laquelle il procède, à savoir le territoire de l’ancien district d’Orbe. Sauf que comme toute règle a ses exceptions, il lui arrive quand même de franchir ses frontières naturelles. Quand en plus c’est pour saluer une médaille d’argent au Concours International du Gamay 2011, le jeu en vaut la chandelle.

Les Côtes de l’Orbe dans le district de Morges

Situé dans le district de Morges, mais à un jet de pierre de Bavois juste de l’autre côté du canal d’Entreroches, le domaine du Château d’Eclépens appartient depuis de nombreuses générations à la famille de Coulon, de fait depuis 1807. Depuis de nombreuses décennies aussi, ce domaine, qui était avant tout agricole est devenu viticole également.

Et c’est François de Coulon qui en assume actuellement la direction. Un amoureux du beau et du bon, un esthète intarissable lorsqu’il vante les qualités du vin, et pas seulement des siens. Ce que l’on sait moins souvent, c’est que le domaine du Château d‘Eclépens fait partie de l’AOC des Côtes de l’Orbe malgré sa position géographique. «Lors de la nouvelle classification, on nous a demandé si nous voulions être rattachés à la Côte, mais en fait nous sommes plus proches des Côtes de l’Orbe.

Nous partageons avec ces producteurs le goût du travail bien fait, une certaine modestie et sans doute aussi un terroir commun, même si sa composition peut différer sensiblement» précise François de Coulon.

Beaucoup d’appelés, peu d’élus

Et c’est donc un cru issu de la propriété la plus au sud des Côtes de l’Orbe qui a remporté une médaille d’argent au 1er Concours International du Gamay de Lyon en 2011. Un concours important lancé par l’interprofession du Beaujolais et qui a réuni plus de vingt pays participants, de la Norvège au Pérou. Seul lauréat des Côtes de l‘Orbe, François de Coulon note qu’en proportion des participants, les producteurs-encaveurs suisses étaient nettement plus représentés que leurs homologues français, au niveau des médailles aussi.

«Cette distinction vient à point pour l’AOC» précise encore François de Coulon. «Outre qu’elle fait très plaisir, elle couronne le travail d’une équipe qui est «folle» du gamay, un peu à l’image de certains collègues des Côtes de l’Orbe qui travaillent à l’amélioration constante de la production issue de ce cépage, un temps considéré comme un parent pauvre».

Le domaine organise de nombreuses occasions de le visiter et de déguster ses crus. On peut dire sans rougir qu’il vaut la peine de passer la ligne de partage des eaux pour s’en convaincre.

Photo Olivier Gfeller