Paysage de la région

La nouvelle loi : flou, scepticisme et trains fantômes

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Lundi 10 janvier, une centaine de personnes se sont rendues à la grande salle d’Agiez à l’instigation du Service de l’agriculture et de Prométerre.

En effet, ces deux organes ont organisé cinq séances d’informations, dans tout le canton, destinées aux exploitant(e)s agricoles, afin de leur présenter cette nouvelle loi. Une loi-cadre a été décidée au niveau national et le canton, suite à une motion du député Pierre-André Pidoux, a élaboré cette nouvelle loi, qui a été acceptée par le Grand Conseil du Canton de Vaud le 7 septembre 2010. Elle est entrée en vigueur le 1er janvier 2011.

Boîte à outils

Messieurs Philippe Rossy, gérant de l’Office de crédit agricole, Frédéric Brand, et Christian Aeberhard du Service de l’Agriculture, Didier Fattebert de Terremploi et Stéphane Teuscher, directeur de ProConseil ont tenté d’expliquer les changements que devraient apporter la nouvelle loi. Ils ont montré les «outils» qui apporteront aux exploitants des améliorations de revenus, pour autant qu’ils apportent des changements dans leurs cultures.

Il faudrait plus de blés biologiques, de cultures spéciales, plus d’arbres à haute tige, de porc charcutier, etc… Une agriculture vivrière doit être mise ne place pour nourrir la population en augmentation d’environ 15 000 personnes par année dans le canton.

Le train est en gare

Mais quel quai et quel wagon doit prendre le paysan pour être au top pour la PA 2014 ou 2017 ? Quelle solution doit-il choisir pour assurer les rentrées nécessaires à la survie de son exploitation ? Le canton veut aider, par les paiements directs, à la sécurité de l’approvisionnement et du revenu, à la sauvegarde des paysages cultivés et des ressources naturelles vitales ainsi qu’au bien-être des animaux. Il veut favoriser l’émergence de projets, de réseaux et veut réduire drastiquement les émissions d’ammoniac.

Quel avenir ?

Ce jour-là les paysans ne se sont pas sentis au centre du problème et ne savent pas comment faire pour appliquer cette loi au mieux pour le pays, et pour leur famille. L’avenir est incertain mais ce qui est sûr, c’est qu’il faut aller de l’avant.

Photo Marianne Kurth