Anneau brisé

Une cicatrice à vie

Anneau brisé

Le divorce est à la mode. On dit qu’un couple sur deux finit par se séparer. Ou plutôt par se déchirer, car il est rare que le divorce soit heureux. Il y a toujours des dégâts. Il suffit de rencontrer des enfants de familles monoparentales pour se rendre compte des effets pervers de la séparation. Le temps partagé entre papa et maman, le changement de quartier, de lieu ou de logement perturbent. Pas autant que l’absence de l’un des deux parents dans la vie de tous les jours.

On dit couramment que mieux vaut divorcer que de s’engueuler tous les jours. N’empêche que l’enfant ne l’entend pas de cette oreille. Comme tout un chacun, il a besoin d’amour et de cette sécurité que procure un couple sous un même toit. Quel que soit leur âge à l’heure de la rupture, la cicatrice ne se referme jamais car quelque chose a été brisé dans leur vie de gosse.

Depuis quelque temps, ce sont les parents qui réagissent avec violence face à cet échec. Dans ce monde où l’on se rencontre de plus en plus souvent sur la «toile», où la chaleur humaine et la passion disparaissent, la perspective de se retrouver seul dans la vie fait peur. Cette solitude pèse et déstabilise les conjoints qui assument souvent difficilement la situation. Alors, tout s’effiloche: situation professionnelle, financière et affective.

Et quand tout fout le camp, de désespoir on s’enferme dans sa bulle pour échafauder des plans macabres. J’espère qu’il n’y aura plus d’Alessia et de Livia, mais dans ce monde mécanique, sans égard, la liste des drames pourrait s’allonger, malheureusement !