Absence

Une absence coûteuse

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Les neuf candidats régionaux au Conseil national, présentés par l’Omnibus, n’ont donc pas passé la rampe. Si la plupart d’entre eux ne se faisaient guère d’illusions et s’étaient présentés pour faire le nombre, Alice Glauser n’a donc pas été réélue, faisant les frais d’un parti UDC qui est, contre toute attente, le grand battu de ces élections nationales en cédant huit sièges.

Le district Jura – Nord vaudois comptera cependant encore trois représentants avec Jean-Pierre Grin (Pomy-UDC), Josianne Aubert (La Vallée-soc) et la nouvelle venue Cesla Amarelle (Yverdon-soc). Ce qui n’est pas si mal finalement.

Il faut cependant admettre qu’il y a quelques années que le Nord vaudois ne compte plus de «bête politique». A l’heure où notre région veut s’affirmer, cela est dommageable. Certes, sur le plan cantonal, le Saint-Crix Pascal Broulis est le président du Conseil d’Etat. Mais il est quasi-inconnu de l’autre côté du «röstigraben» et on ne lui connait guère d’ambitions nationales. Au sein du Grand Conseil, on ne peut pas dire que nos députés émergent vraiment.

Faut-il en déduire que la politique n’intéresse pas vraiment nos gens ? Je me demande aussi si nous ne sommes pas victimes de notre caractère qui veut que nous soyons des modestes, une réserve toute calviniste quand bien même le réformateur, genevois, était une figure à son époque. Cette absence de personnalités marquantes pourrait nous coûter cher à l’avenir.

Car à l’heure où notre région se développe et a des cartes à abattre, il serait bien qu’elle soit très présente à Lausanne comme à Berne.