Tu triches, toi ?

A l’heure où des écoliers, des étudiants et des apprentis passent actuellement des examens importants pour la suite de leur vie, la question peut paraître incongrue ou plutôt malvenue. On compte bien entendu sur leur bonne foi pour qu’ils affrontent ces tests avec le sérieux nécessaire et sans avoir recours à la triche.

Cependant, il ne faut pas être candide. L’homme est ainsi fait que le recours à des subterfuges sans scrupule est monnaie courante, malheureusement. Au hasard, j’ai appris que de belles enquêtes officielles sur la nutrition ne sont pas aussi réalistes que l’on pourrait le croire. Une enquête d’une télévision française révèle que les chercheurs, qui ont proclamé que l’absorption de boissons gazeuses et d’aliments très sucrés pour la jeunesse  ne provoquaient pas l’obésité, était réalisée par des personnalités qui appartenaient pour la majorité aux firmes qui vendent ces produits ! Difficile dès lors d’imaginer que le résultat de ces travaux soient objectifs. Le pire est que l’on cite ces études en tant que références.

Dans le domaine des impôts, les grandes entreprises possèdent depuis longtemps des fiscalistes dont le travail est de trouver tous les moyens pour réduire la manne due à l’Etat. Cela à travers différents moyens comme la prolifération de sociétés écrans à travers le monde qui ne permettent pas de cerner l’envergure des profits de l’entreprise. Temps Présent nous avait fait découvrir les manœuvres d’Ikea.

Aujourd’hui, ce sont les Brésiliens de Vale qui sont sur la sellette et il est certain qu’il y en a bien d’autres. La Grèce, empêtrée dans une crise financière sans précédent, est montrée du doigt pour faire bénéficier ses grosses fortunes de largesses considérables en matière fiscale. Ces recours à des tricheries pèsent lourd sur la conduite des Etats, qui peinent à pénaliser ces firmes ou ces personnalités.

Alors, faut-il admettre que la tricherie fait partie de la démocratie?