Kadhafi

Tr(i)p…poli…

Kadhafi

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Pour être honnête, dit-on chez nous. Mouammar voulait se rendre fréquentable ; pourtant l’histoire est en train de le dépasser, ce président libyen, courtisé un moment par tous, à cause de ses puits de pétrole.

Par contre, Micheline Calmy-Rey et Hans-Rudolf Merz avaient perdu une partie de leur crédibilité au contact de ce triste sire dans l’affaire des otages helvétiques. Kadhafi n’en était du reste pas à ses premières frasques. N’avait-il pas commandité l’attentat de Lockerbie et bien d’autres dans la foulée, ce qui lui avait valu un cinglant rappel à l’ordre de la part du président Reagan. Mais le tir de la marine américaine n’avait pas atteint son but. On n’oubliera pas non plus l’affaire des infirmières bulgares dans les délires de ce schizophrène.

Ce cynique personnage se retrouve désormais acculé par ses propres compatriotes. Il a beau minimiser l’impact de la révolution, il en fera les frais. Et sûr que le jour où il voudra quitter son pays, il n’aura plus beaucoup d’amis pour l’accueillir. C’est là où réside le danger. Perdus, puisque toutes les instances le condamnent, lui et sa famille tenteront par tous les moyens de trouver une issue dans leur Libye.

Quitte à continuer de tuer ses compatriotes avec cette morgue qui est la sienne. Kadhafi est devenu l’homme à abattre car on n’a plus rien à attendre de ce fou, à qui les diplomates européens faisaient encore la cour, il n’y a pas si longtemps, laissant les Suisses dans les filets du maître de Tripoli sans qu’ils s’en émeuvent.

Joli retour des choses, n’est-ce pas, Micheline et Hans-Rudolf !