Titanic

Titanic: la caisse c’est par ici!

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Depuis des semaines, on ne parle bientôt plus que de cela: la catastrophe du Titanic survenue il y maintenant cent ans est omniprésente. James Cameron avait réalisé un premier film en 1997, il nous le ressert «encore plus beau» en 3D.

Belfast n’était plus très attractive pour le touriste : on y a construit un musée à la gloire du géant des mers et du fameux naufrage. En de multiples points du globe, on célèbre, on commémore, on dépose des gerbes, on pleure morts et disparus comme si l’événement venait de se passer. Des pages entières de journaux, de magazines, des heures d’antenne à la radio ou à la télévision sont consacrées à cette commémoration et à l’événement lui-même.

On n’ignore bientôt plus aucun détail au sujet de tel matelot ou de la taille de la barbe du controversé capitaine Edward Smith. Une mise en scène et en images aussi intense ne saurait simplement répondre à une ferveur populaire authentique et spontanée, même si le sort des naufragés ne fut pas enviable. Parmi les questions qui se posent à la vue d’un tel déferlement d’images, de sons et de souvenirs est celle du pourquoi.

A cette question, on peut sans doute répondre de diverses manières.

Une  chose est cependant certaine: l’homo mediaticus du début du 21e siècle a visiblement besoin de se repaître de sang et de larmes, à défaut de traverser une vie très enivrante. Par ailleurs, les publicitaires et les marchands ont compris il y a longtemps que la ferveur bien dirigée est synonyme de profits immédiats sonnants et trébuchants.