Spoliés

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La commission parlementaire qui a statué sur le versement excédentaire de 1,8 milliards de francs de primes d’assurance-maladie par certains cantons, a rendu une copie qui a provoqué de vives réactions. Elle a tout simplement décidé de ne pas retourner cet argent, évoquant le fait qu’il serait compliqué de procéder à un remboursement.

C’est du vol et rien d’autre. Les cantons de Genève et de Vaud ont réagi avec vigueur et demandent des comptes comme les Zurichois car ils sont les principaux lésés alors que les Fribourgeois, les Neuchâtelois ou les Tessinois le sont dans une mesure moindre. Un accord avait été trouvé entre les cantons pour résoudre le problème mais la commission n’en a pas tenu compte. Si l’on sait en plus qu’une grande partie de ses membres appartient aux cantons qui ont bénéficié de cette injustice, on comprend mieux cette décision irritante.

Lorsqu’on évoque encore que ce presque deux milliards pourrait servir à compenser ce que d’autres cantons n’ont pas payé en suffisance, on se moque véritablement de ceux qui ont trop contribué parce que leurs caisses-maladie ont laissé faire. Du reste, il y a longtemps que le conseiller d’Etat Maillard s’insurge contre l’opacité des comptes des assurances.  Sur la base d’un décompte global, les Vaudois auraient dû recevoir une ristourne de près de 950 frs par tête, immédiate ou sur les primes des années futures.

Décidément, ces assurances bénéficient beaucoup trop du lobby qui les défend à Berne. En tous les cas, cette décision met à mal cette solidarité nationale sur laquelle on comptait. Cela plaide toujours plus pour un système unique d’assurance de base à laquelle  on veut croire tant les citoyens se font duper en matière de primes d’assurance.