Salute commandante

chavez

Ce n’était ni Victor ni Koblet, n’empêche que cet Hugo a marqué son temps. Qu’on le veuille ou non, l’ex président vénézuélien a modifié le paysage politique en Amérique du Sud. Il a fait prendre conscience à son continent qu’il ne fallait pas forcément être à la botte des Etats-Unis. En nationalisant des compagnies, pétrolières en particulier, Chavez a permis à son peuple de vivre mieux. Il a empêché les riches propriétaires terriens de continuer d’exploiter les moins bien lotis. Il a inspiré des pays voisins à ce changement d’orientation.

Certes, son idéologie, de tendance cubaine et forcément communiste, n’a pas eu que des conséquences heureuses puisqu’on dit que ses compatriotes ne trouvaient plus grand-chose dans les magasins d’alimentation. Sûrement, n’empêche qu’il a amorcé un mouvement où chacun compte grâce aux richesses du pays. On lui reproche d’être tombé dans le culte de la personnalité mais comme bien d’autres personnages de l’histoire de la révolution.

Il a réveillé l’Amérique latine qui s’est unie dans l’espoir de trouver une voie plus intéressante que celles des dictatures imposées par les Videla, Pinochet, Stroessner ou autre Fujimori, plus sanguinaires et bien moins équitables.

Ce refus de se plier aux règles de l’impérialisme ne lui a pas valu que des amitiés. A ses funérailles, les gouvernements occidentaux n’ont envoyé que des délégations de second rang. Alors que les pays non-alignés étaient présents, y compris les trublions de la planète comme les présidents de l’Iran, de Cuba ou de la Biélorussie avec qui il avait créé des liens, qui ont terni l’image de Chavez. En entendant les réactions des politiciens  européens, ils peinent à admettre qu’il y a d’autres systèmes que la démocratie telle qu’on la connaît. Pourtant, celle-ci a atteint ses limites.

Le chômage est considérable, frappant en particulier les jeunes, et la classe moyenne disparaît au profit des plus riches, est-ce vraiment cela le système idéal ? Non, Hugo Chavez n’était pas parfait mais sa façon de voir la société n’était pas totalement erronée, quoiqu’on en pense.