Didier Cuche

Salut champion

Didier Cuche

Didier Cuche

Didier Cuche va quitter le monde du ski. Etonnant dans la mesure où le citoyen des Bugnenets a remporté 4 de ses 21 victoires au cours de cette dernière saison et a failli gagner les globes de la descente et du Super G.

Lors des finales de la Coupe du Monde de Schladming, le Neuchâtelois a été ovationné par le public, notamment local car les Autrichiens avaient le plus grand respect pour celui  qui a gagné à cinq reprises la descente de Kitzbuhel.

Inutile de dire que l’arrêt de compétition du skieur neuchâtelois va laisser un grand vide dans une équipe de Suisse qui est un peu à la peine malgré l’avènement de Beat Feuz. En tous les cas, Didier aura été le meilleur skieur romand de tous les temps. Cela est d’autant plus remarquable que les Jurassiens ont rarement l’occasion de briller en ski alpin.

J’ai eu la chance de côtoyer le Neuchâtelois durant une grande partie de sa vie d’athlète. J’ai apprécié le bonhomme même s’il n’était pas toujours facile de l’interviewer, notamment après une défaite. Car l’homme avait du caractère qui lui a permis d’obtenir un palmarès magnifique qu’il a forgé essentiellement en fin de carrière. Didier Cuche a toujours vécu pour gagner et il n’a pas toujours été récompensé de ses efforts, devant souvent se contenter de places d’honneur.

Doué il l’était mais il était d’abord un travailleur acharné et un perfectionniste de haute volée. Bourru à première vue, l’athlète était un homme sensible et attachant, au grand cœur. A l’heure où il s’en va après nous avoir apporté tant de joies et de bonheur, je ne peux pas m’empêcher de lui tirer un grand coup de chapeau. Il s’en est allé par la grande porte, justifiant son titre d’homme suisse de l’année, acquis en 2011.

Salut Didier, ta présence sur la piste va nous manquer et on ne peut que te souhaiter une belle retraite que tu mérites amplement.