Plutôt bien lotis


Vous avez appris que le salaire moyen en Suisse est de 5’979 francs brut. Bien sûr que ceux qui ne gagnent que trois mille francs ou à peine plus par mois mesureront la différence qui existe entre le bas de l’échelle et son sommet.

N’empêche qu’une comparaison avec nos voisins français démontre à quel point nous sommes avantagés. Le gouvernement de l’Hexagone entend taxer plus les salaires en-dessus de 2500 euros (3000 frs en gros). Le pouvoir d’achat est résolument plus important chez nous qu’en Europe. Se contenter de cette constatation ne suffit pas. Sûrement que nous avons plus de charges avec notamment les assurances maladie qui sont prises en charge par les individus chez nous, par la Sécurité Sociale en France, par exemple. On peut aussi évoquer le prix de l’alimentation, des produits pharmaceutiques, de la construction et des loyers pour savoir que notre portemonnaie est plus sollicité qu’ailleurs.

On ne doit pas oublier non plus que nos acquis sociaux sont autrement plus conséquents qu’à l’étranger. C’est heureux dans la conjoncture actuelle où les annonces de licenciements ont pullulé ces derniers temps. Etre au chômage était, pour ma génération, la pire des choses. La jeunesse d’aujourd’hui devra faire avec, et c’est grâce à un bon système social que les sans-emploi ne se retrouvent pas trop vite à la rue comme aux USA ou en Espagne.

N’empêche que cette solidarité gouvernementale pourrait s’essouffler à force d’être sollicitée et c’est la raison pour laquelle les entreprises qui débauchent, alors que leurs bénéfices sont toujours conséquents, devraient contribuer à la facture du chômage que le quidam paye à travers ses impôts et ses cotisations sociales.