Cocaïne saisie

Plus de frontières

Cocaïne saisie

Cocaïne saisie

La mise sur pied des accords de Schengen semblait une bonne chose à l’origine. La Suisse a dû adhérer au principe pour une meilleure circulation des marchandises et des personnes aux frontières.

Personne n’allait se plaindre de ce nouveau confort à l’heure de voyager à travers le continent. Cet aspect visionnaire d’une Europe unie, à l’instar des Etats-Unis d’Amérique, avait pour but surtout de favoriser le commerce. Notamment avec l’apparition d’une monnaie unique, l’euro, les échanges de marchandises allaient se trouver facilités à travers le monde.

Sur ce plan, l’idée n’était pas mauvaise. On se demande toutefois si les politiciens ne sont pas allés trop vite en besogne. Les différences culturelles sont toutefois bien plus marquées sur le vieux continent qu’ailleurs. Chaque pays a son histoire que l’on ne gomme pas à travers un traité. D’où de grandes différences politiques et sociales entre Etats qui profitent aux plus mal lotis et l’arrivée d’ethnies défavorisées à l’Est crée des problèmes à l’Occident, notamment en matière de délinquance. En l’absence de travail, certains ont perçu dans cette ouverture la possibilité de profiter de l’aubaine. L’Union Européenne pas plus que la Suisse n’était prête face à cette apparition de malfaiteurs qui troublent la sécurité des individus.

En plus de ce malaise, c’est l’opportunité qu’ont trouvée les dealers de drogue qui affole. Traverser les frontières est devenu un jeu d’enfant avec un semblant d’organisation. Au point que ce trafic fait le bonheur de petits trafiquants qui ont trouvé là une ressource phénoménale. Un récent reportage de France 2 démontrait que l’on pouvait gagner plusieurs dizaines de milliers d’euros par mois grâce à cette ouverture des frontières.

Juste de quoi encourager cette pratique répréhensible et ce n’est pas quelques saisies de «chnouf» ici et là qui doivent nous rassurer. La drogue coule à flots et pas seulement parmi la jeunesse, preuve du malaise de notre société dont on est prêt à profiter de toutes ses incohérences pour amasser de l’argent.