Banque

Pas pire que d’autres

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Si les sujets qui sont soumis à votation par le peuple suisse ne suscitent pas des débats sans fin, celui sur le secret bancaire, qui sera présenté en novembre, ne manque pas d’opposer la droite et la gauche.

C’est surtout la politique du Conseil fédéral en la matière qui a provoqué des réactions diverses. Le sujet est d’autant plus important qu’il y va de l’avenir de la place bancaire dans notre pays. Un domaine dans lequel les places de travail sont nombreuses. Aujourd’hui, sacrifier le secteur paraît suicidaire. Il faut dès lors trouver un modus vivendi qui puisse maintenir l’emploi tout en aménageant notre statut.

Notre gouvernement a commis des erreurs, notamment en autorisant la dénonciation d’employés par leur banque, aux Etats-Unis en particulier, ce qui est pour le moins étrange. Qu’il ne couvre pas la politique agressive de certains établissements peut se comprendre. En procédant de la sorte, il a cédé à la pression de pays européens ou des Américains.

Car d’autres qui font toujours du secret bancaire un argument, n’ont pas modifié leur « voilure ». Qu’elles soient d’Outre-Atlantique, d’Angleterre, du Luxembourg, du Liechtenstein ou d’ailleurs, leurs banques poursuivent leur chemin dans la protection des plus fortunés sans être inquiétées. L’idée d’imposer un impôt aux étrangers qui cherchent refuge dans nos banques est bonne. D’un certain point de vue, c’est assez car il n’y a pas raison de se dépouiller alors que d’autres continuent à procéder comme auparavant. Il nous faut cesser de penser que nous devons laver plus blanc que nos voisins même si cela dérange!