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Nécessaire imagination

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Le Valais est sous le choc. Pour la deuxième fois, après l’acceptation de l’initiative de Franz Weber, voici que seuls contre tous, ses ressortissants refusent massivement un texte que le reste du pays a voté à une très large majorité.

Après avoir tenu des propos plus consensuels dimanche, le conseiller aux Etats Jean-René Fournier explique lundi qu’il «ne voit pas pourquoi on doit appliquer le texte de la LAT révisée à son canton, car ce texte est contraire aux intérêts des habitants du Valais». Curieuse notion de la démocratie que celle-ci. Dans les milieux économiques et patronaux vaudois, on a aussi la défaite douloureuse et pénible. Certains politiciens locaux estiment que le pouvoir est «maintenant placé dans la main de fonctionnaires aménagistes hors de contrôle des politiques».

A ce genre d’argument post-électoral, on objectera qu’il appartenait justement aux politiques de prendre à l’avance les mesures adéquates pour éviter le mitage du territoire que le souverain a confirmé dimanche ne plus vouloir. Que par ailleurs la nomination des fameux fonctionnaires dépend avant tout des gouvernements. Et que la formation de ces derniers n’est que le pur résultat de la volonté populaire. On ne peut pas à la fois en appeler au retour de la primauté du politique et à la première défaite, prétendre que le pouvoir a quitté ce cercle.

La révision de la LAT, considérée par les milieux patronaux en pays de Vaud comme une catastrophe pour les loyers et pour la branche des bâtisseurs-investisseurs est en réalité une occasion unique de mettre en avant des rêves et des projets. Une occasion très largement voulue par le pays et qui place les politiques devant une obligation de faire et de réussir. Ceux que ce texte rebute ne sont en rien requis de rester en place. Le futur appartient aux idées et aux concepts d’aménagement que l’on élabore et que l’on sait défendre de la bonne façon aux bons endroits. Cela demande savoir et imagination et pas simplement la capacité d’expédier les affaires courantes.