Didier Cuche

Merci Didier

Didier Cuche

Didier Cuche

Grâce au Neuchâtelois, la Suisse ne rentre pas bredouille des Championnats du monde de ski. Malgré tout, le bilan est bien maigre. Par expérience, je sais que lorsque l’on rate des médailles en début de compétition, il est difficile de se rattraper par la suite. Parce que la pression monte dans une fédération qui avait l’ambition de ramener six médailles de Garmisch. Cela dit, il faut reconnaître que nos skieurs n’ont pas été aussi brillants en Coupe du Monde que lors des saisons précédentes.

D’abord, l’effectif de notre équipe suisse est étroit. En l’absence de Défago, seul Cuche a obtenu de très bons résultats, en descente notamment. Carlo Janka n’a pas pu se hisser à la hauteur de son camarade à cause d’un virus et d’un problème cardiaque.

Chez les filles, il a fallu compter sur le phénomène Lara Gut, revenue à la compétition après une saison blanche (blessure), pour espérer glaner une médaille. C’est bien peu de monde par rapport à nos rivaux éternels, les Autrichiens, pourtant minés par les blessures, mais dont la prestation a été bien meilleure.

A l’heure du bilan, il faut faire deux constatations. Sur le plan technique, les Helvètes sont à la peine. Si les hommes n’ont jamais brillé en slalom, les filles étaient plus présentes. Alors qu’aujourd’hui nous n’avons plus personne chez les féminines, aussi bien en géant qu’en spécial. Et puis nos compatriotes semblent bien fragiles psychologiquement. Ils craquent à l’heure où on les attend et ne parviennent pas à se sublimer.

Car les championnats du monde, ce n’est pas seulement une affaire de qualité, mais aussi de culot.