Médias malmenés

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Il aura fallu l’intervention des Conseils d’Etat vaudois et genevois pour que Tamedia revienne sur sa volonté de faire de grosses économies sur ses journaux romands. Dans un premier temps, on a craint la disparition du Matin ce qui aurait été malheureux puisqu’il est l’un des derniers quotidiens, avec le Temps, qui s’adressent à la Romandie tout entière.

Les dirigeants zurichois planifiaient un bénéfice de 15% pour chacun de leurs titres, marge que les banques elles-mêmes n’envisagent plus dans leurs affaires. Les négociations ne sont pas terminées mais il semblerait que le conseil d’administration de ce monstre de la presse se montrera plus conciliant qu’il ne l’a été dans un premier temps.

Vous n’êtes pas sans savoir que le paysage médiatique change progressivement. Les jeunes ne s’intéressent pas aux journaux papier sauf à «20 minutes» qui leur est offert gratuitement durant les jours ouvrables. Ils sont davantage informés par le biais des médias électroniques qu’ils reçoivent sur leur portable ou leur ordinateur. D’autres, plus âgés, consultent le télétexte, la télévision ou la radio. Toutes ces sources d’information souffrent de la diminution de la publicité nationale qui préfère vous faire parvenir leurs offres par des réclames que vous recevez chaque jour dans votre boîte aux lettres. A titre d’exemple, Coop et Migros ont leur propre journal hebdomadaire et n’utilisent plus ou très peu les canaux traditionnels.

Les temps sont durs pour la presse. Plusieurs journaux cantonaux ont été contraints de faire des coupes claires dans leur budget et certains titres ont même disparu. Selon l’observatoire de la presse, seuls les journaux régionaux tirent leur épingle du jeu. Ces derniers ne doivent cependant pas se laisser bercer par cet essor. Il faut envisager demain afin de contenter toutes les générations, y compris le passage à l’électronique. A l’Omnibus comme dans d’autres titres, il est indispensable de demeurer fidèle à la mission, en restant proche de la vie régionale afin de séduire les lecteurs et les commerces de la région de sorte à bénéficier de leur soutien et d’assurer la pérennité du journal. Merci donc de votre fidélité qui nous permet de vous informer au mieux avec nos modestes moyens