Chômage

Manque de main-d’oeuvre

Chômage

Chômage

Le chômage des jeunes est source d’inquiétude. L’Italie détient le record en la matière avec 31% des moins de 25 ans qui n’ont pas d’emploi.

En Europe, la moyenne est de 27%. L’automatisation puis la mondialisation, c’est-à-dire le recours à une main d’œuvre moins chère qu’en Europe, figurent notamment parmi les critères qui conduisent à cette situation.

La Suisse est un peu moins touchée. N’empêche que la recherche de travail est devenue compliquée pour notre jeunesse. Cependant, il semblerait que l’on manque actuellement de 6’000 ingénieurs, que l’on ne trouve plus de médecin généraliste, que les hôpitaux doivent chercher du personnel soignant à l’étranger et que la police ne trouve plus les renforts dont elle a besoin.

Très récemment, il a été dit que nous n’avions plus suffisamment de personnel qualifié dans certains métiers manuels. Les statistiques fédérales disent pourtant que tout va bien dans le domaine de l’apprentissage où l’on a perdu passablement de postes. Il est vrai que les patrons renoncent parfois à engager des jeunes à la suite de mauvaises expériences (scolarité déficiente ou attitude inadaptée) ou à cause de la complexité administrative que représentent les clauses de l’apprentissage.

L’avenir de ce pays dépend-t-il de l’étranger? Difficile à croire car on a toujours entendu que la qualité du personnel helvétique et la stabilité politique du pays étaient des atouts reconnus. C’est pourquoi on est en droit de s’inquiéter de la situation du marché du travail et l’on aimerait voir des signes forts des autorités afin d’encourager entreprises et jeunes à pallier ces manques pour que la Suisse continue de former une main d’œuvre de qualité.