Lolitas et la censure

Le premier ministre anglais, David Cameron, a dit son aversion au phénomène des «lolitas», ce mouvement qui glorifie les fillettes de moins de 10 ans, pour lesquelles on ouvre des boutiques de soins et d’habillement.

Il s’insurge du fait que l’on fasse de ces enfants des petites starlettes que l’on maquille et à qui l’on propose de porter des strings ou des soutien-gorge alors que rien ne le justifie.

Je n’aime pas la censure car elle est souvent le fruit de régimes peu démocratiques. J’avoue toutefois que je ne suis pas en désaccord avec la réaction de Cameron ou de Sarkozy qui se demandent si aujourd’hui on ne se retrouve pas dans un monde débridé dans lequel tout semble autorisé.

Dès lors, ils préconisent de bannir certains programmes TV pour éviter une dérive inquiétante. Il suffit de jeter un coup d’œil sur certaines chaînes de télévision ou sur des sites d’ordinateur pour se rendre compte de ces excès. Au point que la jeunesse ne sait plus où est la limite entre le permis et l’interdit. Il est vrai que les mondes de la politique et de l’économie ne montrent pas non plus l’exemple puisque eux abusent de certaines positions dominantes. Au point que le président français souhaite limiter la spéculation sur les céréales, par exemple, pour lutter contre la faim dans le monde.

Dès lors, on est en droit de s’interroger sur la démocratisation à outrance qui est la nôtre actuellement !