Liberté et éducation

mali

La reconquête du Mali n’aura été finalement qu’une banalité. On peut se réjouir qu’elle n’ait pas fait l’objet de combats sanglants avec des morts en quantité. Parce que les envahisseurs sont armés pour la guérilla urbaine et pas pour faire face à une armée organisée. Ensuite, la délivrance des villes du nord de ce pays permet de constater que le mouvement islamiste extrémiste a des limites.

La population est trop éprise de liberté pour accepter le diktat d’individus qui veulent imposer des lois d’un autre temps. On en déduit que le mouvement salafiste ne séduit pas et ne concerne que des poignées d’êtres humains fanatiques, qui entraînent dans leur sillage des jeunes sans horizon et en quête d’une existence plus valorisante que la leur. Etre martyr leur paraît être un aboutissement dans leur vie  sans lendemain.

Ce qui se passe en Egypte démontre également que les gouvernements d’inspiration religieuse ont beaucoup de peine à faire l’unanimité. L’attachement à la démocratie reste un pilier fondamental de notre société. Même si elle est interprétée de manière différente à travers le monde. Il n’en reste pas moins que l’Afrique reste très vulnérable à cause de gouvernants plus soucieux de s’enrichir à titre personnel plutôt que d’améliorer le sort de leurs compatriotes. Cette absence de stabilité péjore la quiétude de ce continent qui demeure à la traîne. L’absence d’un enseignement et d’une instruction de qualité favorise cet enlisement. Pourtant, les noirs ne sont pas plus bêtes que nous et il serait nécessaire de les aider.

Certes, les maux du colonialisme ne sont pas encore totalement effacés mais n’y aurait-il pas sur cette terre des âmes capables de rendre à l’Afrique sa dignité et ses ressources ? Quitte à ce que des hommes de la trempe de Chavez (Venezuela) ou Morales (Bolivie) impriment une nouvelle manière de penser et de sortir le continent noir de son marasme!