L’évolution ou pas

Lors des élections américaines, on a pu mesurer tout ce qui nous sépare de ce pays. Le côté va-t-en-guerre des Yankees nous échappe. Comme ils sont fiers de proclamer haut et fort qu’ils possèdent la meilleure armée du monde. Si l’on ajoute leur méconnaissance du reste du globe, Romney n’a-t-il pas dit que le principal danger pour les USA était la Russie(!), il y a de quoi s’alarmer. De la même manière, il paraît bien utopique de croire que l’on pourra un jour limiter le port d’armes qui cause quelques dégâts dans cette nation. Leur référence à la religion nous étonne comme la complicité avec leur famille.

En Chine, on va changer de président. On ne connaît rien de la ligne politique de Xi Jinping. Tout au plus sait-on que la lutte contre la corruption sera intensifiée dans cette deuxième puissance économique mondiale. On n’est du reste pas très curieux dans ce pays, notamment par rapport au papier du New York Times, qui disait que le président sortant (Hu Jintao) était devenu milliardaire, notamment lorsqu’il était entrepreneur.

Comme si l’on admettait que le partage n’est plus la règle d’or. En tous les cas, les écarts entre les différentes couches de la population s’accentuent et des grèves sont apparues dans certaines usines pour des raisons salariales.
Les vieilles habitudes s’installent à nouveau à Moscou. On a appris que Poutine emprisonne quiconque s’interpose à sa politique. Il a ainsi «déshabillé» des entrepreneurs dont certains avaient développé correctement leurs affaires. Inutile de parler de la liberté de la presse ou des Pussy Riot, mises à l’ombre pour bien peu de choses. Le nouveau président ne parvient pas à se départir des habitudes qu’il avait prises lorsqu’il évoluait au sein du KGB. Qu’il se méfie tout de même, la contestation grandit.

Le monde change, pas toujours en bien.