Madrid: les indignés

Le refus de demain

Madrid: les indignés

Madrid: les indignés

Les révoltes des pays du Maghreb et du Proche-Orient ne sont pas terminées. En Tunisie comme en Egypte, on règle encore des comptes et les nouvelles autorités ne sont toujours pas en place. En Libye, Kadhafi semble affaibli, mais il est toujours là malgré la volonté occidentale de s’en débarrasser. Au Yémen et en Syrie, les chefs de gouvernement résistent par tous les moyens et notamment par la violence.

Alors que l’on pensait que seules ces régions étaient en proie aux troubles, c’est l’Europe qui est progressivement gagnée par la protestation. La jeunesse, par son sitting à Madrid, a fait trébucher le parti socialiste au pouvoir en Espagne lors des élections municipales et régionales.

Les Grecs n’acceptent toujours pas le plan d’austérité imposé par leur gouvernement. L’Irlande et le Portugal sont eux aussi aux prises avec des soucis économiques. Chez nous, c’est vis-à-vis du nucléaire que l’on se mobilise. Ils étaient 20’000 à Berne pour dire non à cette énergie et une telle mobilisation est suffisamment rare pour être relevée.

La jeunesse est en train de refuser le monde que l’on façonne pour elle. Elle ne veut pas du chômage. En Suisse comme ailleurs, elle s’inquiète de cette perspective.

Des statistiques nous font croire que l’emploi des jeunes est en hausse. Il suffit d’être sur le terrain pour se rendre compte qu’il est toujours plus difficile de trouver un apprentissage ou un emploi, même en sortant de l’université, que ce soit avec une licence de lettres, un master en économie ou même un BTS gestion PME-PMI.

Pas de quoi se réjouir et j’aimerais bien que les partis politiques prennent conscience de cette réalité qui n’est certainement pas propre au Nord Vaudois.