Les frères ennemis

Le pouvoir à tout prix

Les frères ennemis

Les frères ennemis

On pensait que seuls certains pays africains devaient faire face à des potentats, avides de pouvoir. Une démesure que l’on condamne sans ambage de ce côté-ci de la Méditerranée, tellement certains d’être à l’abri de cette soif de régner, qui a souvent pour conséquence un pillage de l’Etat au détriment du peuple.
Même si les conditions varient d’une nation à l’autre, la pratique semble faire des émules.

En Egypte, le président Morsi s’attribue des pouvoirs que la rue et le pouvoir judiciaire contestent, avec le sentiment que la stratégie du nouvel élu ressemble fort à celle de son prédécesseur qui a été chassé, dans l’espoir d’une véritable démocratie. En Russie, Poutine et Medvedev donnent l’impression de vouloir s’installer sur la durée à la tête de la nation, après avoir révisé la législation à leur avantage.

La guerre que se livrent Jean-François Copé et François Fillon ne manque pas de surprendre. Certes, les conditions ne sont pas les mêmes, puisqu’il ne s’agira pas d’allonger le mandat présidentiel. Mais ce déballage au sein de l’UMP est nauséabond. On est prêt à ne plus respecter les règles de la démocratie pour s’arroger la présidence de l’UMP. C’est un manque de respect vis-à-vis de l’électorat qui doit se poser beaucoup de questions face à l’appétit des candidats.

Comment peut-on faire confiance à des gens qui n’ont pour but premier que leur règne personnel? La France, comme d’autres pays européens, a d’autres soucis. On pensait que l’opposition saurait afficher son unité. Or, on assiste à un combat de coqs. Au point que l’on ne peut pas imaginer que ces messieurs puissent être présidentiables un jour.