Migrant en rétention

La Suisse, pays de cocagne

Migrant en rétention

Vous l’avez peut-être entendu, le conseiller d’Etat vaudois Philippe Leuba s’est étonné du nombre de demandes d’asile adressées à la Suisse. Plus de 3000 par année pour 600 en moyenne pour nos voisins européens. Il faut bien convenir que notre pays et notre franc attirent beaucoup de monde. Pas étonnant dans la mesure où on clame partout que l’Europe est en crise et que le chômage frappe malheureusement bien des nations.

Dès lors, pourquoi pas la Suisse où les conditions des migrants sont acceptables comme le démontre un autre chiffre. Celui qui dit que 1700 billets d’avion ne sont pas utilisés alors qu’ils sont achetés dans le but de renvoyer ces jeunes gens dans leur pays d’origine ou à l’endroit où ils sont entrés sur le continent, selon les accords de Dublin. Souvent ils préfèrent disparaître dans la nature plutôt que de devoir s’en aller. A partir de cela, faut-il s’étonner qu’un quart au moins des travailleurs étrangers contrôlés sur les chantiers, sont des travailleurs au noir. Ils sont des ouvriers bon marché pour des entreprises sans scrupule mais qui doivent aussi casser les prix pour arracher les marchés publics.

Autant de questions que l’on se pose à la lecture de ces statistiques. Notre politique en matière d’accueil est-elle la bonne? En tous les cas, on ne perçoit pas une volonté claire d’instaurer une certaine rigueur en la matière. Une façon de faire qui ne plaît pas toujours comme le confirme l’incendie criminel d’un centre de requérants à Landquart. Un peu d’humanité ne dérange pas pour autant que ceux qui échappent à la loi et aux règles ne deviennent pas des dealers dans nos villes.