Deux poids

La justice en question

Deux poids

Deux poids

Silvio Berlusconi vient de dire que la justice est le cancer de la société à la sortie d’une audience à laquelle il avait dû assister. Lorsque le président du conseil italien se permet de dire cela, il attaque une institution fondamentale de la société.

Dès lors, faut-il s’étonner que la justice soit remise en question par d’autres qui ont aussi bien des choses à ne pas confesser. Certes, certaines décisions paraissent suspectes. En Belgique, la remise en liberté de la compagne de Marc Dutroux émeut la population qui ne comprend pas cette décision à propos de la complice d’un assassin odieux. Lorsque chez nos voisins français, des tribunaux doivent se plier aux réquisitions d’avocats qui se spécialisent dans l’annulation d’amendes de contrôles de vitesse, trouvant tous les prétextes pour blanchir des voyous de la route.

Chez nous, le sentiment d’une justice à deux vitesses, plus prompte à punir les bougres que les nantis, suscite parfois remous et indignation.
La justice est un refuge dans lequel le citoyen doit avoir confiance. Il faut donc lui permettre de travailler dans la sérénité même si la maîtrise des médias n’est pas chose facile.

Toutefois, puisque l’on proclame l’indépendance de la justice par rapport au pouvoir politique en Suisse, pourquoi continue-t-on d’élire les magistrats en fonction de leur appartenance politique ?