Je bois

boire

Le phénomène prend de l’ampleur. En Suisse comme ailleurs. Et ce ne sont pas les paumés du coin qui boivent, comme c’était souvent le cas par le passé. La jeunesse dans son ensemble s’est mise à la dive bouteille. Qu’ils soient étudiants ou apprentis, ouvriers ou employés, il n’y a pas de distinction.

Les soirs de fin de semaine, on voit des jeunes déambuler avec différentes bouteilles à la main, prêts à faire le mélange d’alcool fort avec des jus de fruits ou des boissons énergisantes. Pour un cocktail détonant qui va vous enivrer rapidement. Au point d’aller quelquefois jusqu’au coma éthylique. Qu’ils soient filles ou garçons, il n’y a pas de limite.

Qu’est-ce qui fait boire les jeunes à ce point? S’embêtent-ils dans la vie qu’ils ont besoin de cela pour égayer leur week-end? Est-ce une manière d’oublier le stress ou la pression qu’ils peuvent subir? On se pose mille et une questions à propos de cette dérive dangereuse.

A entendre certains, cette ivresse leur donne du courage. Au point de croire qu’ils sont timides et avec l’alcool, ils trouvent le culot qui leur manque. Notamment à l’heure de «draguer». Cela peut être une explication. Comme on peut penser que c’est une mode et que l’on ne peut pas faire autrement que les autres, au risque de passer pour une «mauviette». Il doit y avoir bien d’autres raisons. Cette dérive ne manque pas d’inquiéter les parents, en premier lieu. Quelques organismes essaient de les prévenir de ces abus.

Ainsi quelques chauffeurs de voiture s’engagent à ne pas boire pour ramener les copains en état à la maison. D’autres préfèrent les déplacements en train dans les grandes villes pour se mettre à l’abri de ce qui compromettrait leur vie. C’est bien mais cette alcoolisation à l’extrême est une folie que la société peine à enrayer.