On patiente

Infernal

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Les entreprises de service du pays se moquent de leur public. Il y a quelques années, seules les grandes administrations nous obligeaient à prendre un ticket afin de déterminer le tour de chacun au guichet.

De manière à ce que les goujats cessent de «piquer» la place des gens bien éduqués et paisibles. Désormais, ce régime se généralise. On a dû apprendre à être patient, au téléphone pour commencer.

Il faut pianoter plusieurs fois sur votre appareil pour espérer atteindre la bonne personne, lorsque vous y parvenez! Car rien n’est sûr puisque au moment d’aboutir, vous entendez une voix métallique vous dire que votre interlocuteur est occupé et qu’il faut patienter. Il en va de même à la poste ou à la banque ou dans d’autres administrations. Comme si vous n’aviez que du temps à perdre.

Tout cela parce que l’on réduit le personnel. Les guichets sont moins nombreux car on part du principe que le profit prime au détriment du client. C’est un manque de respect des individus. C’est d’autant plus contrariant que l’on sait que les employés sont stressés de l’autre côté de la vitre par cette augmentation du travail.

A attendre longuement son tour, la clientèle s’énerve. Les rapports se tendent alors qu’il suffirait d’augmenter le personnel pour mieux répondre aux attentes et calmer les esprits en cette période de crise qui provoque chômage et tension inutile.