Hors la loi

Les banques suisses font toujours l’actualité. L’UBS avec son trader incontrôlé, qui engloutit 2,3 milliards de francs dans une opération hautement spéculative. Le Crédit Suisse avec ses démêlés Outre-Atlantique entre autres, ne manque pas de s’illustrer non plus.

Comme d’autres qui ne se plient pas aux lois établies par Berne. Non, l’abandon du secret bancaire n’est pas encore de mise. Du moins dans les esprits des banquiers qui continuent de penser que notre pays est un refuge pour fortunés qui espèrent échapper au fisc de leur pays.

Le Conseil fédéral a fait des concessions mais il roule un peu dans le sens de nos établissements financiers en contractant des accords avec l’Allemagne et l’Angleterre afin de payer les impôts dus par les troublions sans dévoiler leurs noms, ce qui ne manque pas de provoquer l’ire de l’Union Européenne qui s’étonne de ces arrangements particuliers.

En clair, les banques ne se plient pas à la réglementation fédérale en acceptant des fonds illégaux. Elles n’hésitent donc pas à demeurer hors-la-loi. De quoi étonner les pékins que nous sommes.

A-t-on tous les droits en fonction du pouvoir économique ? Difficile à croire alors qu’elles sont toujours plus réticentes à financer les PME qui font l’essentiel de l’économie de notre pays. Et lorsqu’une catastrophe se produit, comme c’est le cas avec l’argent perdu par l’UBS, les têtes tombent sans que leur politique ne change vraiment alors que le monde entier a l’œil sur les pratiques de nos banquiers.

Il serait temps de faire preuve de courage pour éviter un cataclysme dans une société qui souhaite davantage d’équité.