Haute voltige



L’achat d’un nouvel avion de combat prête à la rigolade. Le Conseil fédéral avait fait le choix d’acquérir le Gripen suédois, car il était le moins cher des trois modèles qui ont été retenus. Du moment qu’une partie des Chambres fédérales n’était pas très enthousiaste à l’idée d’acheter des avions, le CF avait cru bon de jeter son dévolu sur le moins coûteux. Tout en supposant que cette arme avait fait l’objet d’une analyse sérieuse sur ses qualités.

A la suite de ce choix et comme l’économie européenne doit vendre ses produits, l’entreprise française qui construit le Rafale a fait une contre-offre avec des réductions importantes. De quoi remettre en question le premier choix de l’Exécutif national.

Au moment de justifier la préférence des sept sages, on apprend que le conseiller fédéral Ueli Maurer, chef du Département militaire, ne savait pas que le Gripen était le moins performant des trois appareils. Dans un premier temps, il avouait n’avoir pas pris connaissance du rapport concernant l’avion suédois. Consternation dans les milieux politiques qui exigeaient un rapport sur cet aveu du membre de l’UDC. Le lendemain il tentait de se rattraper en affirmant qu’il était au courant du rapport d’évaluation, établi en 2008, mais qu’il considérait  que cette analyse était insignifiante.

De qui se moque-t-il?

Au moment de dépenser des milliards pour l’acquisition de ces appareils, que l’on puisse faire fi à ce point des rapports des spécialistes est tout simplement une insulte pour le peuple qu’il prétend représenter.