No smoking

Fumer et alors ?

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Je fume. Autant vous le dire d’emblée. Ce qui me rend d’autant plus sensible à toutes les mesures qui tentent de nous marginaliser. Davantage même, de nous culpabiliser.

D’accord de ne pas fumer dans les restaurants. On pourrait discuter à propos de cette interdiction dans les cafés, pour autant que ces derniers affichent clairement qu’ils acceptent les fumeurs. On sait que les affaires de ces établissements ont périclité à la suite des mesures prises à cet égard. Admettons encore de se rendre à l’extérieur pour «tirer sa clope».

Maintenant on vient nous dire que même à l’extérieur, il deviendra difficile de fumer sans susciter l’intervention de la police. Que la fumée tue, je veux bien, mais il n’y a pas que cela comme danger mortel!

Prend-on vraiment des mesures pour enrayer le marché et la consommation de la drogue? Pas de manière aussi acharnée et pourtant on sait que la plupart des jeunes touchent à ces produits nocifs pour la santé. Une partie de la jeunesse tombe progressivement dans l’alcoolisme. Mais peu de monde, du moins en politique, ne s’inquiète vraiment de cette dérive.

Comme s’il était normal que l’on se drogue et que l’on boive. Pour oublier peut-être le sort réservé à la jeunesse puisqu’elle a de plus en plus de peine à trouver du boulot. 40% des jeunes Espagnols, 31% des Italiens et 22% de Français entre 18 et 25 ans ne travaillent pas.

On n’a pas sous la main de véritables statistiques pour l’Helvétie mais on sait que trouver un apprentissage n’est pas chose facile et que fréquenter l’université ne vous procure pas nécessairement un emploi après de longues années d’études.

Alors interdire de fumer à tout va: est-ce à ce point une préoccupation capitale? J’ai plutôt le sentiment  que l’évolution du monde va trop vite pour nos dirigeants qui sont de moins en moins en phase avec la réalité.