Foutoir Total

La compagnie pétrolière Total pourrait échapper à la condamnation suite au naufrage de l’Erika. La décision sera prise le 24 mai prochain. Pour mémoire, il s’agissait de ce pétrolier qui s’était échoué au large de la Bretagne en 1999.

Le nettoyage des côtes et de la mer avait nécessité des mois de travail afin d’effacer les traces de cet incident. Le jugement a été remis en question parce que le bateau se serait échoué dans les eaux internationales plutôt qu’en zone française. Au pire, le dossier devrait être transféré à la justice maltaise puisque le transporteur battait pavillon de ce pays.

Comme ce dernier ne s’est pas tellement manifesté à l’heure et après ce naufrage tant son système de contrôle des bateaux est lacunaire, on ne sait pas ce qu’il décidera. D’autant plus qu’il a été difficile d’identifier le propriétaire de l’Erika, qui a changé huit fois de mains depuis sa mise à l’eau (1975).

Cette même compagnie (Total) est en train de polluer la mer du Nord suite à une fuite de gaz sur l’une de ses plateformes, proche de la Norvège. Pas de chance pour Total puisqu’il lui faudra de nombreuses semaines pour colmater cette brèche. Si la recherche de ressources naturelles est sans doute indispensable à la marche de notre société industrielle, il serait surprenant que les pollutions qu’elles provoquent, soient à la charge des États.

On sait que Total, comme d’autres compagnies pétrolières, engrange des bénéfices faramineux avec l’extraction de gaz et de pétrole. Les soustraire aux conséquences de ces incidents serait tout simplement scandaleux, car ce n’est pas aux contribuables et aux consommateurs de payer l’addition de tels pépins. Bien qu’à la pompe, qui sait à quoi nous contribuons vraiment !