Fin de la plaisanterie

Au début de cette année, on pensait que le FC Baulmes avait choisi une nouvelle voie, celle de la régionalisation. On évoquait un retour à une implantation locale de la société avec, en particulier, la création d’une deuxième équipe avec des jeunes du cru.

Les nouveaux membres du comité de l’Association, emmenés par le syndic Julien Cuérel, s’étaient ralliés à un projet enfin raisonnable puisque le maintien en 1ère ligue n’était plus un objectif prioritaire. A l’analyse, cette entente cordiale a vite volé en éclat.

Les intentions du président Metin Karagülle se sont vite révélées différentes de celles qui avaient dominé les débats de l’assemblée générale.  Une première divergence de vue apparaissait au terme  du premier match de ce deuxième tour (!) lorsque le patron-carrossier de Collombey (VS) a voulu relever Christian Mischler de ses fonctions d’entraîneur. Ce qu’il a fini par obtenir quand bien même il a été seul à le décider. C’est dire qu’une rupture de confiance s’est installée très rapidement avec les autres dirigeants, pour s’aggraver progressivement.

Convoqué lundi soir pour une discussion, le président n’est pas venu à Baulmes et a fait parvenir sa démission par courrier recommandé.

La farce du week-end dernier (l’équipe a failli ne pas se présenter à Yverdon où elle a perdu 2-1 et l’on avait appelé les vétérans à la rescousse pour pallier cette éventuelle absence), est un épisode supplémentaire de ce club qui s’est largement illustré dans le domaine tragi-comique. C’est la goutte qui a fait déborder le vase. Il était temps que la comédie cesse. Le départ de M. Karagülle permettra au club de retrouver vraiment son âme, celui d’un club de village.

Enfin, les autres membres du comité se sont réunis en semaine pour savoir si les joueurs rempliront leur mandat jusqu’au bout ou si l’équipe sera retirée du championnat.