Vacances

En vacances

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Pour la sixième fois, le public suisse va devoir se prononcer sur les vacances. Les initiants nous proposent d’accepter une sixième semaine de détente. Partout dans le monde, cette offre serait acceptée avec bonheur. Du reste, on nous fait régulièrement remarquer à l’étranger que nous sommes la seule nation qui peut refuser un surplus de vacances ou accepter une augmentation des impôts.

Sur les six initiatives précédentes à ce sujet, une seule a passé la rampe, celle qui nous permet d’avoir congé le jour de la fête nationale (1er août). Actuellement, la loi impose un minimum obligatoire de quatre semaines mais le régime fluctue en fonction des âges, des secteurs d’activité et des entreprises.
En Suisse, le travail est notre matière première à défaut d’avoir du minerai ou du pétrole.

D'ailleurs, bien des entreprises étrangères sont venues s’installer chez nous parce que nous ne rechignons pas devant le labeur, parce qu’une certaine paix du travail règne et que la stabilité politique est un atout d’importance. Le peuple s’interroge sur le coût de l’opération. Ce d’autant plus que les milieux économiques mettent la pression dans ce sens.

On ne peut pas nier que le coût de la main-d’œuvre pèse lourd dans la compétitivité internationale.

Mais le dumping salarial sévit. On nous dit qu’il faut «bosser» plus et parfois gagner moins pour l’équilibre de l’entreprise. On sait aussi que le stress qu’engendre le travail provoque des dégâts importants. C’est une des raisons pour laquelle les caisses maladie coûtent toujours plus cher. Cette sixième semaine de vacances permettrait-elle de réduire ce fléau? Pas sûr, pour autant que l’on respecte ceux qui contribuent largement à notre essor économique, les salariés.