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Grâce à la télévision, on prend mieux conscience du fait que le monde bouge partout. Au point de se persuader que plus rien n’échappe à la critique et à la contestation. On pensait que le Brésil, pays émergeant, donc en mesure de rivaliser avec les grandes nations industrielles, se portait plutôt bien.

Ce d’autant plus qu’il a obtenu l’organisation de la prochaine Coupe du Monde de football en 2014 et des Jeux Olympiques d’été en 2016, preuve qu’il avait apporté des gages convaincants pour ces attributions. Or, à l’heure de la répétition du Mondial, dans une nation où le football est roi, la rue a dit son opposition aux dépenses inconsidérées pour les stades alors que l’éducation et le social sont à la traîne dans ce Brésil corrompu au niveau de sa classe politique.

La Turquie connaît une période troublée puisque la jeunesse n’accepte plus les atteintes à la liberté d’un gouvernement islamo-conservateur. Il en va de même encore en Tunisie ou en Egypte où les partis religieux ne parviennent pas à installer leur autorité, dans les villes en particulier. En Iran, le candidat progressiste a gagné l’élection présidentielle. Faut-il comprendre que l’on va au-devant d’une certaine émancipation?

Dans ces pays, les femmes en tête, appuyées parfois par les Femen, refusent d’être considérées comme des êtres de seconde zone, confinées aux fourneaux et au ménage. En Bulgarie, le peuple aussi est descendu dans la rue pour contester son gouvernement. Sans oublier bien sûr la Syrie dont le différend est complexe, sur fond de tendances religieuses, mais pas moins d’une cruauté insoutenable.

Décidément, le monde est à un tournant, mais, comme dans toutes les révolutions, il faudra du temps pour que les choses se stabilisent et trouvent la voie pour progresser. On doit cependant se réjouir de savoir que la jeunesse ne veut plus de la compromission politique. Elle exige l’honnêteté et la transparence, comme elle ne laissera pas les interdits fleurir. Qui s’en plaindrait ?