Echec et match

L’été sera chaud en matière sportive, c’est au moins cela dans cette période climatique maussade. A l’offre estivale habituelle, s’ajoutent heureusement les tournois de tennis de Roland Garros et de Wimbledon, ainsi que les tours cyclistes, l’Euro de football et les Jeux Olympiques d’été de Londres ce qui ravit les amateurs de sport.

L’Ukraine et la Pologne s’apprêtent à mettre la touche finale à une compétition footballistique de bonne tenue. D’abord sur le plan du fair-play puisque les arbitres n’ont pas eu à sévir beaucoup, car la correction a présidé aux débats. Il faut dire que de nombreux joueurs, adversaires d’un jour, mais coéquipiers dans les clubs, se respectent davantage. Cet état d’esprit est à relever. Ceci permet de dire que le football est en train de gagner la bataille contre l’antijeu.

Ensuite, le jeu a été de qualité. Trop parfois au point que l’on a eu le sentiment d’assister à des parties d’échec. On cherche surtout à ne pas perdre le ballon, et cette conservation du cuir peut être ennuyeux si l’on se réfère aux prestations de l’Espagne. A trop vouloir être parfait, on finit par annihiler la folie. Pour qu’une partie soit intéressante, il faut des erreurs et des exploits.

J’ai le sentiment que cela a manqué un peu. En plus, on a mis en évidence l’organisation défensive de plusieurs formations, mais ne fait-on pas l’apologie de systèmes que l’on stigmatisait, il n’y pas si longtemps, comme le catenaccio italien que tout le monde déplorait à l’époque. Il n’empêche que la logique a été parfaitement respectée, si bien que les meilleures équipes se sont retrouvées dans le carré final.