Du cœur svp


Il faut bien constater que les nouvelles des médias ne donnent pas souvent à sourire. Avec Fukushima, la Libye, la Syrie, la Côte d’Ivoire ou les boat people tunisiens, rien n’inspire à la rigolade. Si l’on ajoute la prolifération des sectes, des hold-up ainsi que les crimes mafieux voire les suicides familiaux, on se demande où va notre terre.

De quoi s’inquiéter dans ce monde où le pouvoir et l’argent sont devenus les moteurs de beaucoup d’entre nous. A croire que les gens n’ont plus de cœur. Pourvu que l’on soit confortable. Tant pis si le voisin passe par des moments difficiles. L’essentiel, c’est nous, égoïstement. Sommes-nous devenus à ce point indifférents pour ne plus s’inquiéter de ceux qui souffrent ou qui subissent ?

Cette évolution inquiète. Certains politiciens en prennent vaguement conscience en essayant de mettre en place des mesures, qu’à l’approche d’une élection malheureusement. De peur de perdre leur place. Notre société se divise.

Avec le sentiment que l’on n’empoigne pas ou que l’on ignore les vrais problèmes. On crée le conflit aujourd’hui et on se demande si l’on ira jusqu’à la fracture. Chez nous comme ailleurs. On s’inquiète de savoir si les gens que nous déléguerons prochainement au Conseil National ou des Etats perçoivent cette dérive.

On n’entend rien dans leur discours pour nous persuader de leur volonté d’un changement.

Pourtant, il y a encore des gens à l’action généreuse. Ils sont trop rares et n’agissent qu’en marge des méfaits d’une société qui n’a plus de cœur et qui abandonne les plus faibles sur le bord de la route.

Car seul le profit compte et rien ne nous permet d’être optimistes au sujet de l’avenir qui semble vouloir être parsemé de chômage, de misère, de guerres et de lutte pour le pouvoir.